Souvenirs dormants

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Souvenirs dormants

Patrick Modiano

Éditions Gallimard

105 pages

 

  • Quatrième de couverture : 

« ‟Vous en avez de la mémoire… ”

Oui, beaucoup… Mais j’ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d’oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m’y attende, après des dizaines d’années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d’une rue, à certaines heures de la journée. »

 

  • Mon avis : 

Pouvais-je passer à côté du dernier Modiano ? Non évidemment. Déambuler dans les rues de Paris à côté de lui, plus jeune, est un plaisir. Plonger dans les brides de ses souvenirs est une aventure mystérieuse et unique.

Le narrateur se remémore sa jeunesse, les rencontres passées qui ont eu un impact plus ou moins important dans sa vie. Ce récit est un véritable puzzle à reconstituer.

« Si l’on pouvait revivre aux mêmes heures, aux mêmes endroits et dans les mêmes circonstances ce qu’on avait déjà vécu, mais le vivre beaucoup mieux que la première fois, sans les erreurs, les accrocs et les temps morts…ce serait comme de recopier au propre un manuscrit couvert de ratures… »

Les intrigues de Modiano sont toujours un mystère. On se promène au fil des pages, on erre dans un brouillard qui a du mal à se dissiper. Ce sont des noms qui surgissent, des rues et des évènements. Les souvenirs dorment mais le sommeil n’est pas profond, ils sont bien présents et flottent à la surface de la mémoire du narrateur.

Un Modiano plus jeune qui semble sans cesse confronté aux lois du hasard. Un narrateur secret qui est dans la quête personnelle de ses souvenirs.

« Après avoir touché le fond, je remontais à la surface. Je me disais : Maintenant ce sera pour moi le début d’une autre vie. Et celle que j’avais vécue jusque-là m’apparaissait comme un rêve confus dont je venais de me réveiller. »

Un style bien singulier avec cette douceur toujours présente et une pudeur que l’on ressent à travers les mots. Avec simplicité Modiano nous invite dans ses souvenirs et c’est ce que j’apprécie le plus chez cet auteur. L’audace qu’il a à nous pousser dans son passé qui va finalement faire écho avec le notre. Le flou modianesque est un délice.

Les œuvres de Patrick Modiano sont toujours aussi surprenantes et incertaines, Souvenirs dormants n’échappe pas à la règle. Cet auteur hypnotise par son style incomparable. Paraît-il que ce roman est complémentaire à sa pièce de théâtre toute fraîchement publiée, il ne me tarde de la découvrir. En attendant, lisez Modiano.

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Tortues à l’infini

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Tortues à l’infini

John Green

Éditions Gallimard

338 pages

 

  • Quatrième de couverture :

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.

Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, un bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles. 

 

  • Mon avis : 

Cinq ans après le succès mondial de Nos étoiles contraires, John Green sort un nouveau roman. Étonnante surprise qu’est Tortues à l’infini, à la hauteur de son prédécesseur, si ce n’est plus. 

Aza pourrait être une jeune fille comme les autres si elle n’était pas hantée par ses pensées l’entraînant dans une spirale sans fin. Elle se retrouve entraînée par Daisy au sein de l’enquête sur la disparition de Russell Pickett, milliardaire et père de l’un de ses amis d’enfance, Davis. Comment être une ado comme les autres quand on se pose trop de questions ? quand on doit aller au-delà de ses TOC, de ses troubles mentaux ?

« Mais je commençais à comprendre que l’on n’était pas l’auteur de sa vie, que c’était une histoire racontée par d’autres. »

Cette histoire est à la fois une enquête et une quête de soi. L’enquête portant sur le père de Davis n’est qu’un prétexte pour aborder le véritable fond du problème : les troubles mentaux du personnage principaL. Aza est sujet à de nombreux TOC qu’elle a parfois du mal à  contrôler et qui viennent troubler son quotidien et ses relations. L’intrigue est évidemment bonne, mais j’ai trouvé que certaines réflexions et pensées d’Aza étaient peut-être un peu excessives pour son âge. Mais cela n’enlève rien au problème des troubles psychiques qui sont bien présents et qui viennent également nous hanter.

Aza est un personnage attachant qui mène un réel combat contre elle-même. Mal à l’aise dans son corps et dans sa tête, elle se renferme sur elle et tombe dans sa spirale. Daisy semble être la seule à pouvoir la retenir avec son extravagance et sa forte amitié. Une amitié que j’ai parfois trouvé inégale et qui m’a laissée sceptique. C’est comme si elle ne fonctionnait que dans un seul sens : Daisy doit être là pour Aza, et cette dernière fait le minimum pour son amie. Le comportement de Daisy peut ainsi être justifié. J’ai apprécié la simplicité de Davis à l’image des autres héros masculins de l’auteur.

« Le problème avec une spirale, c’est que si on se laisse prendre à l’intérieur, ça ne s’arrête jamais. Elle continue de se resserrer à l’infini. »

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé la plume de John Green. Il est dit que ce roman est le plus personnel qu’il a écrit jusqu’à présent. Je ne sais pas si en tant que lecteur nous pouvons approuver, mais il est certain qu’il s’agit du plus profond et juste de sa bibliographie. Ce roman ne nous plonge pas dans un pathos dégoulinant. Le texte est touchant, vrai et vraiment troublant.

Un roman fort qui pousse à la réflexion comme la plupart des romans de l’auteur. Une histoire singulière qui permet une remise en question. Et si la « folie » d’Aza était également la nôtre ?

Nos richesses

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Titre : Nos richesses

Auteure : Kaouther Adimi

Éditions du Seuil

211 pages

 

  • Quatrième de couverture : 

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale. 

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

 

  • Mon avis : 

Il était sélectionné pour le Goncourt, il n’a malheureusement pas été retenu. Nos richesses est belle histoire entre amour des livres et de l’Algérie. 

Ryad est chargé de vider la librairie des Vraies Richesses à Alger. Ici, on ne vendra plus des livres mais des beignets. Alors qu’il n’a aucune affection pour les livres, Ryad apprendre l’incroyable histoire de ce lieu si atypique.

« Nous ne nous rendons compte de nos richesses qu’une fois que nous les perdons ! » 

Ce roman nous présente deux histoires en une. D’abord celle du jeune Ryad à qui est confiée la lourde tâche de débarrasser tous les livres présents dans la librairie de la rue Charras, véritable temple pour les habitants du quartier. Et puis il y a l’histoire d’Edmond Charlot, créateur du lieu, que l’on découvre par le biais de son journal. Le chemin parcouru par cet homme est impressionnant. Tout cela dans l’unique but de faire vivre sa passion. La passion pourrait définir toute cette œuvre parce qu’il n’est pas uniquement question de deux hommes à deux époques distinctes. La littérature et l’amour des livres est le fil rouge de ce roman. C’est une véritable ode aux livres, aux métiers de libraire, de bibliothécaire et d’éditeur. Grâce au journal de Charlot, nous découvrons l’envers du décor et les difficultés auxquelles il a trop longtemps été confronté. Outre cette thématique littéraire que j’affectionne particulièrement, j’ai été conquise par la présence d’Albert Camus, d’Antoine de Saint-Exupéry, de Jean Giono et j’en passe. C’est comme leur donner vie à nouveau. C’est beau.

J’ai apprécié le mystère qui gravite autour d’Abdallah et toute la douceur qui s’en dégage. Le personnage de Ryad, malgré son indifférence pour les livres, reste intéressé et intrigué par leur histoire et celle des Vraies Richesses. Quant à Edmond, c’est beaucoup d’admiration que je ressens à son égard.

« Il y a un temps où les livres étaient si précieux que nous les regardions avec respect, que nous les promettions aux enfants, que nous les offrions aux êtres aimés ! »

C’est avec simplicité et sincérité que Kaouther Adimi écrit cette histoire. Encore une fois on retrouve la passion que l’auteure semble éprouver pour la littérature et pour l’Algérie si agréablement décrite. Je ne parle évidemment pas des destructions causées par la Seconde Guerre mondiale ni par la Guerre d’Algérie qui m’ont touchée plus qu’elles n’auraient dû. J’ai eu l’impression de voyager aux côtés de Ryad et d’Emond.

Un livre qui parle de livres et de littérature ne peut être qu’un très bon livre. Nos richesses nous rappelle l’importance de ce/ceux qui nous entoure/nt.

Ça, tome 1

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Titre : Ça, tome 1

Auteur : Stephen King

Le Livre de Poche

799 pages

 

  • Quatrième de couverture :

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité. 

 

  • Mon avis : 

Ça est le Stephen King que je souhaitais lire depuis fort longtemps. Halloween étant là, je me suis lancée dans cette sombre lecture où des phénomènes étranges se font ressentir, où Ça sème la terreur.

Derry 1957, le petit frère de Bill, George, est l’une des nombreuses victimes de Ça. Le bras arraché, il est entraîné dans les égouts où semble vivre la créature… Vingt-sept ans après l’incident, Ça est de retour. Les souvenirs sont flous mais Bill et ses amis d’enfance reviennent à Derry pour en finir avec le monstre.

« Ça revient toujours, voyez-vous.

Ça. » 

Nous naviguons entre 1958 et 1985, deux tristes périodes où les habitants de Derry sont confrontés à l’inimaginable : Ça, une chose, une créature, un monstre qui vient les hanter en donnant vie à leurs pires cauchemars. Le Club des ratés se réunit à nouveau et est prêt à tout pour le faire définitivement disparaître. C’est avec une certaine habilité que les évènements sont relatés avec des détails très précis. Le rythme de l’intrigue est vraiment bon et légèrement insoutenable. L’atmosphère est pressante si bien que l’on veut aller au bout tout comme les protagonistes. Toutefois, c’est du Stephen King, on peut donc facilement se perdre dans les nombreuses pages du roman. Les descriptions sont parfois à rallonge, mais on pardonne le King puisque l’intrigue est très riche.

Qui dit Stephen King dit beaucoup de personnages… Je crois que je n’aurais pas pu m’y retrouver si je n’avais pas vu le film (la première version et la dernière sortie) avant. Je ne pense pas avoir eu de préférence dans le Club des ratés, je les trouve tous géniaux avec chacun leur petite particularité. Mais le plus fabuleux des personnages est bien évidemment Grippe-Sou. Cet effrayant clown est tout simplement extraordinaire. Son aura démoniaque est sensationnelle. C’est une créature horriblement stupéfiante mais superbe.

« Tout flotte, en bas. »

Le grand maître du frisson et de l’horreur met ici tout son talent à l’œuvre. Je suis rarement (pour ne pas dire jamais) effrayée lorsque je lis un livre, mais je veux bien croire que la lecture de ce roman peut en perturber plus d’un. La psychologie des personnages est si travaillée et si prenante qu’elle nous fait nous poser des questions sur nous-mêmes, notamment parce que de nombreux thèmes plus sérieux son traités : l’adolescence, ce passage à l’âge adulte et les difficultés qu’on rencontre.

Ça est le meilleur Stephen King que j’ai lu jusqu’à présent. Il est certes lent (c’est tout de même un pavé de 799 pages !), mais l’ambiance est si sombre et si dérangeante qu’il est presque proche de l’excellence. Je n’ai plus qu’à lire la suite…

Bilan octobre 2017

Doux mois d’octobre avec vingt lectures au compteur. Contrairement au mois dernier j’ai lu une majorité de livres avec tout de même de nombreux comics. Beaucoup de très bonnes lectures, de nombreux coups de cœur mais j’ai malheureusement eu quelques déceptions.

 

Les déceptions 

 

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Une intrigue prometteuse mais pas assez exploitée à mon goût. Les détails inutiles prennent trop de place. C’est vraiment dommage…

 

 

 

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Plusieurs nouvelles mais aucune ne m’a marquée et vraiment intéressée.

 

 

 

 

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C’est le style de l’auteur qui m’est problématique et qui m’a bloquée, ainsi que les personnages. Et puis l’intrigue manque de fond.

 

 

 

 

Les très bonnes lectures

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Un roman d’aventure surprenant avec de nombreux rebondissements. On n’a pas le temps de s’ennuyer c’est certain !

 

 

 

 

 

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Encore une bonne histoire avec ce cher Nightwing  qui est cette fois-ci plus que jamais confronté à l’assassin de ses parents.

 

 

 

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Le style de l’auteur est très beau et l’histoire est étonnante.

 

 

 

 

 

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Un tome qui permet de suivre l’histoire de certains personnages, à savoir Juice, Bobby et Happy. C’est un plaisir d’en apprendre plus sur leur passé.

 

 

 

 

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Du bon Dan Brown dans un univers toujours aussi complexe, riche et intéressant. Toutefois il n’y avait pas assez d’énigmes à mon goût.

 

 

 

 

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Une intrigue plus centrée autour des Green Lantern ce qui est plutôt sympathique. Mais Batman était trop effacé dans ce tome.

 

 

 

 

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Une petite bd qui relate l’histoire de l’Europe au XIVe siècle. L’idée est géniale, si chaque siècle pouvait avoir sa bd ça serait extra !

 

 

 

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J’ai beaucoup apprécié l’intrigue qui est recherchée, bien que parfois elle semble un peu « enfantine ». Les illustrations sont stupéfiantes.

 

 

 

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Le meilleur Stephen King que j’ai lu jusqu’à présent. Tous les éléments sont là pour terroriser le lecteur (même si je n’ai pas eu peur). Et puis Grippe-Sou est absolument extraordinaire.

 

 

 

 

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Courte nouvelle dont l’intrigue paranormale est très entraînante. À lire en complément de La Maison bleu horizon du même auteur.

 

 

 

 

 

Les coups de cœur 

 

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Un tome terrible où l’action s’enchaîne. Un vrai bonheur d’avoir autant de super-héros réunis dans une même histoire. Mais les pertes sont lourdes…

 

 

 

 

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Dernier tome de la saga et l’un des meilleurs. Dire au revoir à Dick dans cette ultime aventure fut difficile, heureusement qu’il y a Nightwing Rebirth

 

 

 

 

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La petite perle du mois. Je suis tombée en amour du talent de l’auteur, de son univers, de son histoire, de ses attachants personnages, de ce roman.

 

 

 

 

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La magnifique histoire d’un auteur et de son éditeur. L’hommage qu’Echenoz rend à Lindon est très touchant.

 

 

 

 

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Des lettres très belles et profondes, notamment celles portant sur la solitude qui résonnent encore aujourd’hui dans notre réalité.

 

 

 

 

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Découvrir les origines de Catwomman est un vrai plaisir notamment parce qu’on découvre la face cachée de la fougueuse Selina.

 

 

 

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Encore mieux que le premier tome, un univers sombre mais incroyable. Et puis la présence de certains personnages rend l’histoire meilleure.

 

 

 

 

Côté films et séries 

 

Je suis allée voir deux films au cinéma au cours du mois d’octobre. Le premier fut bien évidemment Ça qui est mieux que la première version certainement parce qu’il est récent. Mais Pennywise est absolument fascinant. L’ambiance du livre est vraiment bien retranscrite dedans. Vivement la deuxième partie. J’ai également vu Thor : Ragnarok. Très étonnée par celui-ci, je ne m’attendais pas à ce qu’il soit aussi hilarant.

De mon côté j’ai regardé le très beau film d’animation Ballerina. J’ai tout simplement adoré l’univers et l’histoire ainsi que les personnages. Pleine période d’Halloween je me suis replongée dans les films d’horreur avec la trilogie The Ring. J’ai beaucoup aimé le premier film, l’intrigue est recherchée et je l’ai trouvée très intéressante. Mais je pense que les deux autres sont de trop, surtout le dernier même si l’intrigue diffère un peu. J’ai enfin regardé Mamá que j’ai beaucoup aimé également. Il pourrait devenir un classique du genre avec sa sombre ambiance. J’ai réussi à sursauter, une fois, c’est déjà pas mal.

 

Pour les séries j’ai terminé la saison 3 de Fear the Walking Dead qui m’a beaucoup étonnée. J’ai toujours de l’appréhension avec cette série mais finalement je l’aime beaucoup. Avec une profonde tristesse j’ai terminé la saison 2 de Victoria, vivement la troisième (et l’épisode spécial Noël ouiiiii). J’ai enfin fini la série Da Vinci’s Demons qui n’est pas assez connue alors qu’elle est géniale. Saperlipopette il est question de Da Vinci !

De nombreuses séries ont repris notamment la saison 3 de Supergirl et la 4 de Flash, toutes deux commencent très bien pour le moment. Lucifer est également de retour avec une saison 3 très prometteuse. La saison 4 de The Last Man On Earth est à la hauteur des précédente. La saison 2 de Riverdale me laisse toutefois sceptique.

 

En bref … 

Le mois d’octobre fut très bon pour les lectures. J’ai déjà préparé ma pal pour novembre je vais essayer de la suivre, chose que je n’arrive jamais. Je vais essayer de varier les lectures puisque je suis cruellement en manque de classiques.

Bon mois de novembre 🍂

Alan Lambin et le fantôme au crayon

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Titre : Alan Lambin et le fantôme au crayon

Auteur : Jean-Marc Dhainaut

Éditions : Taurnada

 

  • Résumé : 

6 ans avant La Maison bleu horizon, Alan Lambin était déjà confronté à l’impensable. Une enquête inédite explorant le monde du paranormal avec sensibilité et émotion…

 

  • Mon avis :

Quoi de mieux qu’une petite nouvelle avec des fantômes pour Halloween ? 

Alan Lambin, spécialiste des phénomènes paranormaux, se retrouve face à une enquête un peu spéciale mêlant la disparition d’un enfant et l’apparition d’étranges évènements au sein de sa propre maison. Coïncidence ou non ?

« Les hantises ne naissent jamais par hasard aux yeux qui les distinguent. »

L’histoire se déroule six ans avant l’aventure de La Maison bleu horizon. Ce court épisode est d’ailleurs mentionné à deux reprises dans le roman, c’est donc un réel plaisir d’avoir les détails sur le fantôme au crayon avec cette courte nouvelle. Quelle joie de retrouver l’ambiance sombre et surnaturelle du roman. Une enquête rapide mais haletante avec un fantôme étonnant.

J’ai apprécié retrouver le personnage d’Alan et sa bienveillance à l’égard d’autrui. J’ai d’ailleurs trouvé que cette nouvelle nous permettait de plonger dans l’intimité d’Alan, ce qui n’est pas déplaisant.

« Il n’y a jamais de fantômes sans raison. »

La captivante plume de Jean-Marc Dhainaut est toujours aussi agréable. L’intrigue est entraînante et nous avons une fin ce qui est vraiment appréciable puisque ce n’est pas toujours le cas avec les nouvelles.

Je vous recommande cette nouvelle pour son ambiance, mais aussi comme complément de La Maison bleu horizon.

Marlène

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Titre : Marlène

Auteur : Philippe Djian

Éditions : Gallimard

Pages : 212

 

  • Quatrième de couverture :

Dan et Richard, deux vétérans de l’Afghanistan et amis d’enfance, vivent dans la même ville depuis leur retour des zones de combat. Encore gravement perturbés par ce qu’ils ont vécu, ils peuvent à retrouver une vie normale.

Le cas de Dan est à peu près réglé – il s’oblige à une hygiène de vie très rigoureuse, travaille assidûment ; mais celui de Richard – bagarreur, récidiviste, infidèle – semble définitivement perdu. 

L’arrivée de Marlène, la belle-sœur de Richard, va redistribuer les cartes. Jusqu’à la tragédie ? 

 

  • Mon avis :

Il y a environ un an ma curiosité m’a poussée à lire Chéri-chéri du même auteur. Profonde déception. À la sortie de Marlène dont le résumé semblait vraiment prometteur, j’ai voulu donner une seconde chance à l’auteur. Peut-être n’aurais-je pas dû… 

Comment vous résumer cela ?… C’est l’histoire de Dan et de Richard qui essayent de retrouver une vie normale après l’Afghanistan. Dans leur vie on retrouve la femme de Richard et sa fille qui est plus ou moins la compagne de Dans et Marlène la belle-sœur de Richard très proche de Dan et puis la femme de Richard est amie avec Dan et…c’est déjà pas mal. En somme les personnages vont essayer de se trouver ou de se retrouver.

Avez-vous compris ? Non, moi non plus. C’est du Philippe Djian alors nous plongeons pleinement dans une intrigue patchwork avec de nombreuses ellipses et des dialogues qu’il faut percevoir au sein de la narration. Un semblant de discours indirect libre qui n’en est pas totalement, je vous assure que c’est perturbant. On ne sait pas trop s’il est question d’une histoire d’amour ou d’une histoire plutôt familiale. Je pensais que l’Afghanistan serait plus mentionnée, mais non. Malgré tout l’intrigue n’est pas mauvaise. Marlène au sombre passé, entre brusquement dans la vie quotidienne de sa sœur et de Richard, elle rompt les habitudes qu’essayait de tenir Dan. Mais tout cela manque cruellement de profondeur. On ne va pas au fond des choses, tout est en suspend, surtout la fin aussi terrible soit-elle. En refermant le livre nous sommes comme au début : nulle part.

Les personnages… Marlène est inintéressante malgré son potentiel. Comme les autres personnages féminins d’ailleurs, ils sont tous détestables. J’aurais pu apprécier Dan et Richard, mais je ne les ai guère compris, notamment Richard qui est resté un vrai mystère. Toutefois Dan est le personnage le plus travaillé, j’ai même réussi à éprouver de la peine pour lui.

Philippe Djian n’est vraiment pas pour moi et je pense m’arrêter là avec lui. Je n’arrive pas à me faire à son style si atypique. Nous sommes tout le temps dans la suggestion, rien ne semble clair, rien n’est concret. On ne sait pas, on ne sait jamais et c’est dommage.

J’ai lu Marlène vite, peut-être trop vite mais c’était certainement mieux ainsi. Je suis probablement encore passée à côté de ce livre, comme Chéri-chéri. Heureusement la couverture est belle.