Bilan novembre 2017

Légère diminution de mon rythme de lecture au cours du mois de novembre, mais mon total est tout de même de 14 œuvres dont 6 romans et 8 comics. À ma plus grande joie, il n’y a que des très bonnes lectures ou des coups de cœur.

 

Les très bonnes lectures 

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Cette série ne semble comprendre que des bons tomes. Selina est toujours aussi intéressante et l’intrigue prend une tournure quelque peu plus fantastique, ce qui est plaisant.

 

 

 

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Ce tome illustre une nouvelle année où la magie est très présente ce qui est un peu perturbant. Mais l’intrigue reste très bonne et les personnages sont vraiment incroyables.

 

 

 

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La fin m’a laissée perplexe, à l’image de cette troisième année. Je suis néanmoins intriguée par la suite des évènements.

 

 

 

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Au début de ma lecture, j’ai eu du mal avec les dessins, mais on s’y fait et puis ça n’enlève rien à la beauté du personnage. L’intrigue de ce tome est vraiment très bonne avec un allié/ennemi de taille.

 

 

 

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Un roman fort portant sur les troubles mentaux avec des personnages attachants. Une belle surprise signée John Green.

 

 

 

 

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Un thriller psychologique très perturbant. Ce roman nous tient en haleine jusqu’à la fin dans une ambiance oppressante.

 

 

 

 

 

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L’univers de cette saga est incroyable, une vraie prouesse de la part de l’auteur. L’aventure se poursuit mais des questions restent encore sans réponse. Vivement le tome 3.

 

 

 

Les coups de cœur

 

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Une intrigue étonnante avec un Flash du futur magnifique. La fin de cette série s’annonce terriblement grandiose.

 

 

 

 

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Tous les tomes d’Injustice sont très bons, mais celui-ci l’est encore plus. La fin de cette deuxième année est aussi fabuleuse que l’action centrée autour des Green Lantern.

 

 

 

 

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Enfin ce deuxième tome ! Comme Diana, nous doutons de tout, il est difficile de percevoir le vrai du faux. Une quête d’identité très riche et intéressante.

 

 

 

 

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La lecture en Vo du mois qui a été une merveille. Tout semble parfait dans Caraval, peut-être est-ce parce qu’il s’agit de magie.

 

 

 

 

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Un roman très simple et juste pour évoquer les livres, la littérature et l’Algérie.

 

 

 

 

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Une histoire incertaine qui hypnotise et qui nous entraîne dans la quête des souvenirs.

 

 

 

 

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Le plus beau des comics que j’ai lu jusqu’à présent. L’histoire est très belle, c’est un très beau conte de Noël avec des dessins magnifiques. Le gros coup de cœur du mois.

 

 

 

 

Côté séries

Le visionnage n’a guère été excessif ce mois puisque j’ai juste commencé la saison 8 de The Walking Dead. Néanmoins, j’ai enchaîné les épisodes d’American Gods, une bonne série un peu complexe mais dont l’univers est assez incroyable. J’ai également regardé The OA dont on ne parle pas assez alors que cette série est exceptionnelle. La saison 7 d’American Horror Story est terminée. Je l’ai trouvée assez intéressante et plus dans l’ère actuelle que les précédentes saisons.

 

En bref…

Un mois plus calme mais quand même productif. Il ne me tarde d’avoir plus de temps pour rattraper mon retard dans mes lectures et dans mes visionnages.

Bonnes fêtes de fin d’année 🎄

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Yzé, tome 2 : Le Projet Ultima

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Yzé, tome 2 : Le Projet Ultima

Florent Marotta 

Éditions Taurnada

270 pages

 

  • Résumé :

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ?

Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

 

  • Mon avis :

Le tome 2 d’Yzé est enfin là. J’avais beaucoup apprécié le premier tome, je fus ravie de me replonger dans cet univers particulier avec un deuxième tome dont je ressors encore plus satisfaite. 

Après une quête d’identité dont elle n’a pas encore toutes les réponses, Yzé essaye de canaliser son puissant pouvoir avec l’aide de ses amis. Mais Ashahell cherche à se venger et à mettre la main sur elle. D’étranges agissements voient le jour au sein de la Fraternité. Yzé et ses amis ont plus d’ennemis que jamais, surtout une fois que le projet Ultima est lancé.

Le rappel du tome précédent ainsi que le glossaire se trouvant au début du roman sont les bienvenus pour se remémorer les évènements passés. Ce nouvel opus est très riche en rebondissements et encore plus intéressant que le premier de la saga. Les ennemis des Wicce sont bien présents et on en apprend beaucoup plus sur eux, notamment sur Ashahell. J’en suis venue à apprécier les Magis qui se révèlent assez passionnants. Il est plaisant de suivre l’évolution d’Yzé et de ses amis qui essayent d’apprendre la maîtrise de leurs pouvoirs. Après le palimpseste, ils sont confrontés au projet Ultima, projet bien sombre et intrigant. L’univers de ce roman est toujours aussi abondant et la manière dont la magie est traitée avec les éléments est plus qu’appréciable.

« Tout ce qui va arriver n’arrivera qu’en conséquence des choix que nous avons faits dans le passé ou que nous faisons dans le présent. »

Le quatuor formé par Isobel, Isaac, Matt et Yzé est de plus en plus étonnant tant ils sont complémentaires. Toutefois j’espère en apprendre plus sur eux dans la suite de l’aventure. Ma seule déception est le fait qu’Athanor était trop peu présent dans ce tome, mais la présence de Ber et de Pat compense. Quant aux anciens Mais, ils sont définitivement incroyables.

Florent Marotta poursuit la belle lancée du premier tome. Ses personnages et son intrigue prennent de l’ampleur, certainement grâce au suspens que l’auteur arrive à maintenir. Des réponses sont révélées, mais les mystères continuent d’émerger et d’alimenter cette surprenante histoire.

Un deuxième tome à la hauteur du premier. L’univers d’Yzé est toujours aussi remarquable et ne cesse de m’impressionner. Vivement la suite ! Je remercie les éditions Taurnada pour ce partenariat.

Renaissance

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Renaissance 

Jean-Baptiste Dethieux

Taurnada Éditions

184 pages

 

  • Quatrième de couverture :

Le psychiatre m’avait pourtant prévenu. Il ne fallait pas tenter cette plongée dans les abîmes, tout seul. Surtout pas ! Vouloir remonter le temps ou plutôt le dérouler sans l’aide d’un compagnon de route, d’un guide de haute montagne aguerri, grand connaisseur du terrain et de tous les pièges que représente cette virée dans les recoins de ma mémoire, c’était de la folie !

 

  • Mon avis :

Premier roman des éditions Taurnada et Renaissance est certainement le plus troublant des romans du catalogue de cette maison d’édition. Ce thriller psychologique nous fait frôler la folie pendant une bonne centaine de pages. 

Jean Malenc, journaliste qui a la belle vie, découvre un beau jour que sa femme et sa fille ont disparu. Il va recevoir d’étranges mails qui vont le pousser à mener sa propre enquête. Mais le passé refait surface et les doutes surgissent.

« La solitude n’en finissait pas de se refermer sur moi et de me prendre dans ses longs filets gluants… »

L’histoire nous est racontée par Jean Malenc dont la vie semble devenir soudainement un enfer. Il ne s’agit pas d’une enquête policière banale. L’intrigue mêle le présent au passé, la réalité au rêve, il devient complexe pour le lecteur de discerner le vrai du faux. Dès le début nous savons que le narrateur a des troubles de la mémoire et qu’il est suivi par un psychiatre. Mais en tant que lecteur, il est difficile de ne pas croire naïvement tout ce que le narrateur raconte. De fait la confusion de Jean devient la nôtre. L’intrigue se déroule vite tant elle est prenante, cependant la fin arrive brutalement.

Jean est un personnage complexe à cause de ses divers troubles ce qui le rend néanmoins très intéressant. On ne peut que compatir à sa souffrance et à sa détresse. Étonnamment le lecteur ne forme qu’un avec ce personnage-narrateur qui nous dévoile les faits au fur et à mesure. On a ce sentiment d’être dans sa tête en permanence.

« Quant à moi, je compris, peu à peu, qu’il fallait faire le deuil d’une vie heureuse, que le bonheur était une histoire à dormir debout. »

J’ai été très étonnée par le style de Jean-Baptiste Dethieux. Bien que la lecture soit fluide, son style est vraiment travaillé avec un vocabulaire relativement riche. L’auteur arrive à créer une ambiance oppressante qui fait douter le lecteur jusqu’au bout.

Ce thriller psychologique est une très belle surprise qui tient en haleine jusqu’à la dernière page. À lire et relire très certainement pour voir les éléments sous un autre angle.

Souvenirs dormants

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Souvenirs dormants

Patrick Modiano

Éditions Gallimard

105 pages

 

  • Quatrième de couverture : 

« ‟Vous en avez de la mémoire… ”

Oui, beaucoup… Mais j’ai aussi la mémoire de détails de ma vie, de personnes que je me suis efforcé d’oublier. Je croyais y être parvenu et sans que je m’y attende, après des dizaines d’années, ils remontent à la surface, comme des noyés, au détour d’une rue, à certaines heures de la journée. »

 

  • Mon avis : 

Pouvais-je passer à côté du dernier Modiano ? Non évidemment. Déambuler dans les rues de Paris à côté de lui, plus jeune, est un plaisir. Plonger dans les brides de ses souvenirs est une aventure mystérieuse et unique.

Le narrateur se remémore sa jeunesse, les rencontres passées qui ont eu un impact plus ou moins important dans sa vie. Ce récit est un véritable puzzle à reconstituer.

« Si l’on pouvait revivre aux mêmes heures, aux mêmes endroits et dans les mêmes circonstances ce qu’on avait déjà vécu, mais le vivre beaucoup mieux que la première fois, sans les erreurs, les accrocs et les temps morts…ce serait comme de recopier au propre un manuscrit couvert de ratures… »

Les intrigues de Modiano sont toujours un mystère. On se promène au fil des pages, on erre dans un brouillard qui a du mal à se dissiper. Ce sont des noms qui surgissent, des rues et des évènements. Les souvenirs dorment mais le sommeil n’est pas profond, ils sont bien présents et flottent à la surface de la mémoire du narrateur.

Un Modiano plus jeune qui semble sans cesse confronté aux lois du hasard. Un narrateur secret qui est dans la quête personnelle de ses souvenirs.

« Après avoir touché le fond, je remontais à la surface. Je me disais : Maintenant ce sera pour moi le début d’une autre vie. Et celle que j’avais vécue jusque-là m’apparaissait comme un rêve confus dont je venais de me réveiller. »

Un style bien singulier avec cette douceur toujours présente et une pudeur que l’on ressent à travers les mots. Avec simplicité Modiano nous invite dans ses souvenirs et c’est ce que j’apprécie le plus chez cet auteur. L’audace qu’il a à nous pousser dans son passé qui va finalement faire écho avec le notre. Le flou modianesque est un délice.

Les œuvres de Patrick Modiano sont toujours aussi surprenantes et incertaines, Souvenirs dormants n’échappe pas à la règle. Cet auteur hypnotise par son style incomparable. Paraît-il que ce roman est complémentaire à sa pièce de théâtre toute fraîchement publiée, il ne me tarde de la découvrir. En attendant, lisez Modiano.

Tortues à l’infini

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Tortues à l’infini

John Green

Éditions Gallimard

338 pages

 

  • Quatrième de couverture :

Aza, seize ans, n’avait pas l’intention de tenter de résoudre l’énigme de ce milliardaire en fuite, Russell Pickett. Mais une récompense de cent mille dollars est en jeu, et sa Meilleure et Plus Intrépide Amie Daisy a très envie de mener l’enquête. Ensemble, elles vont traverser la petite distance et les grands écarts qui les séparent du fils de Russell Pickett : Davis.

Aza essaye d’être une bonne détective, une bonne amie, une bonne fille pour sa mère, un bonne élève, tout en étant prise dans la spirale vertigineuse de ses pensées obsessionnelles. 

 

  • Mon avis : 

Cinq ans après le succès mondial de Nos étoiles contraires, John Green sort un nouveau roman. Étonnante surprise qu’est Tortues à l’infini, à la hauteur de son prédécesseur, si ce n’est plus. 

Aza pourrait être une jeune fille comme les autres si elle n’était pas hantée par ses pensées l’entraînant dans une spirale sans fin. Elle se retrouve entraînée par Daisy au sein de l’enquête sur la disparition de Russell Pickett, milliardaire et père de l’un de ses amis d’enfance, Davis. Comment être une ado comme les autres quand on se pose trop de questions ? quand on doit aller au-delà de ses TOC, de ses troubles mentaux ?

« Mais je commençais à comprendre que l’on n’était pas l’auteur de sa vie, que c’était une histoire racontée par d’autres. »

Cette histoire est à la fois une enquête et une quête de soi. L’enquête portant sur le père de Davis n’est qu’un prétexte pour aborder le véritable fond du problème : les troubles mentaux du personnage principaL. Aza est sujet à de nombreux TOC qu’elle a parfois du mal à  contrôler et qui viennent troubler son quotidien et ses relations. L’intrigue est évidemment bonne, mais j’ai trouvé que certaines réflexions et pensées d’Aza étaient peut-être un peu excessives pour son âge. Mais cela n’enlève rien au problème des troubles psychiques qui sont bien présents et qui viennent également nous hanter.

Aza est un personnage attachant qui mène un réel combat contre elle-même. Mal à l’aise dans son corps et dans sa tête, elle se renferme sur elle et tombe dans sa spirale. Daisy semble être la seule à pouvoir la retenir avec son extravagance et sa forte amitié. Une amitié que j’ai parfois trouvé inégale et qui m’a laissée sceptique. C’est comme si elle ne fonctionnait que dans un seul sens : Daisy doit être là pour Aza, et cette dernière fait le minimum pour son amie. Le comportement de Daisy peut ainsi être justifié. J’ai apprécié la simplicité de Davis à l’image des autres héros masculins de l’auteur.

« Le problème avec une spirale, c’est que si on se laisse prendre à l’intérieur, ça ne s’arrête jamais. Elle continue de se resserrer à l’infini. »

C’est avec un plaisir non dissimulé que j’ai retrouvé la plume de John Green. Il est dit que ce roman est le plus personnel qu’il a écrit jusqu’à présent. Je ne sais pas si en tant que lecteur nous pouvons approuver, mais il est certain qu’il s’agit du plus profond et juste de sa bibliographie. Ce roman ne nous plonge pas dans un pathos dégoulinant. Le texte est touchant, vrai et vraiment troublant.

Un roman fort qui pousse à la réflexion comme la plupart des romans de l’auteur. Une histoire singulière qui permet une remise en question. Et si la « folie » d’Aza était également la nôtre ?

Nos richesses

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Titre : Nos richesses

Auteure : Kaouther Adimi

Éditions du Seuil

211 pages

 

  • Quatrième de couverture : 

En 1935, Edmond Charlot a vingt ans et il rentre à Alger avec une seule idée en tête, prendre exemple sur Adrienne Monnier et sa librairie parisienne. Charlot le sait, sa vocation est d’accoucher, de choisir de jeunes écrivains de la Méditerranée, sans distinction de langue ou de religion. Placée sous l’égide de Giono, sa minuscule librairie est baptisée Les Vraies Richesses. Et pour inaugurer son catalogue, il publie le premier texte d’un inconnu : Albert Camus. Charlot exulte, ignorant encore que vouer sa vie aux livres, c’est aussi la sacrifier aux aléas de l’infortune. Et à ceux de l’Histoire. Car la révolte gronde en Algérie en cette veille de Seconde Guerre mondiale. 

En 2017, Ryad a le même âge que Charlot à ses débuts. Mais lui n’éprouve qu’indifférence pour la littérature. Étudiant à Paris, il est de passage à Alger avec la charge de repeindre une librairie poussiéreuse, où les livres céderont bientôt la place à des beignets. Pourtant, vider ces lieux se révèle étrangement compliqué par la surveillance du vieil Abdallah, le gardien du temple.

 

  • Mon avis : 

Il était sélectionné pour le Goncourt, il n’a malheureusement pas été retenu. Nos richesses est belle histoire entre amour des livres et de l’Algérie. 

Ryad est chargé de vider la librairie des Vraies Richesses à Alger. Ici, on ne vendra plus des livres mais des beignets. Alors qu’il n’a aucune affection pour les livres, Ryad apprendre l’incroyable histoire de ce lieu si atypique.

« Nous ne nous rendons compte de nos richesses qu’une fois que nous les perdons ! » 

Ce roman nous présente deux histoires en une. D’abord celle du jeune Ryad à qui est confiée la lourde tâche de débarrasser tous les livres présents dans la librairie de la rue Charras, véritable temple pour les habitants du quartier. Et puis il y a l’histoire d’Edmond Charlot, créateur du lieu, que l’on découvre par le biais de son journal. Le chemin parcouru par cet homme est impressionnant. Tout cela dans l’unique but de faire vivre sa passion. La passion pourrait définir toute cette œuvre parce qu’il n’est pas uniquement question de deux hommes à deux époques distinctes. La littérature et l’amour des livres est le fil rouge de ce roman. C’est une véritable ode aux livres, aux métiers de libraire, de bibliothécaire et d’éditeur. Grâce au journal de Charlot, nous découvrons l’envers du décor et les difficultés auxquelles il a trop longtemps été confronté. Outre cette thématique littéraire que j’affectionne particulièrement, j’ai été conquise par la présence d’Albert Camus, d’Antoine de Saint-Exupéry, de Jean Giono et j’en passe. C’est comme leur donner vie à nouveau. C’est beau.

J’ai apprécié le mystère qui gravite autour d’Abdallah et toute la douceur qui s’en dégage. Le personnage de Ryad, malgré son indifférence pour les livres, reste intéressé et intrigué par leur histoire et celle des Vraies Richesses. Quant à Edmond, c’est beaucoup d’admiration que je ressens à son égard.

« Il y a un temps où les livres étaient si précieux que nous les regardions avec respect, que nous les promettions aux enfants, que nous les offrions aux êtres aimés ! »

C’est avec simplicité et sincérité que Kaouther Adimi écrit cette histoire. Encore une fois on retrouve la passion que l’auteure semble éprouver pour la littérature et pour l’Algérie si agréablement décrite. Je ne parle évidemment pas des destructions causées par la Seconde Guerre mondiale ni par la Guerre d’Algérie qui m’ont touchée plus qu’elles n’auraient dû. J’ai eu l’impression de voyager aux côtés de Ryad et d’Emond.

Un livre qui parle de livres et de littérature ne peut être qu’un très bon livre. Nos richesses nous rappelle l’importance de ce/ceux qui nous entoure/nt.

Ça, tome 1

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Titre : Ça, tome 1

Auteur : Stephen King

Le Livre de Poche

799 pages

 

  • Quatrième de couverture :

Enfants, dans leur petite ville de Derry, Ben, Eddie, Richie et la petite bande du « Club des ratés », comme ils se désignaient, ont été confrontés à l’horreur absolue : ça, cette chose épouvantable, tapie dans les égouts et capable de déchiqueter vif un garçonnet de six ans…

Vingt-sept ans plus tard, l’appel de l’un d’entre eux les réunit sur les lieux de leur enfance. Car l’horreur, de nouveau, se déchaîne, comme si elle devait de façon cyclique et régulière frapper la petite cité. 

 

  • Mon avis : 

Ça est le Stephen King que je souhaitais lire depuis fort longtemps. Halloween étant là, je me suis lancée dans cette sombre lecture où des phénomènes étranges se font ressentir, où Ça sème la terreur.

Derry 1957, le petit frère de Bill, George, est l’une des nombreuses victimes de Ça. Le bras arraché, il est entraîné dans les égouts où semble vivre la créature… Vingt-sept ans après l’incident, Ça est de retour. Les souvenirs sont flous mais Bill et ses amis d’enfance reviennent à Derry pour en finir avec le monstre.

« Ça revient toujours, voyez-vous.

Ça. » 

Nous naviguons entre 1958 et 1985, deux tristes périodes où les habitants de Derry sont confrontés à l’inimaginable : Ça, une chose, une créature, un monstre qui vient les hanter en donnant vie à leurs pires cauchemars. Le Club des ratés se réunit à nouveau et est prêt à tout pour le faire définitivement disparaître. C’est avec une certaine habilité que les évènements sont relatés avec des détails très précis. Le rythme de l’intrigue est vraiment bon et légèrement insoutenable. L’atmosphère est pressante si bien que l’on veut aller au bout tout comme les protagonistes. Toutefois, c’est du Stephen King, on peut donc facilement se perdre dans les nombreuses pages du roman. Les descriptions sont parfois à rallonge, mais on pardonne le King puisque l’intrigue est très riche.

Qui dit Stephen King dit beaucoup de personnages… Je crois que je n’aurais pas pu m’y retrouver si je n’avais pas vu le film (la première version et la dernière sortie) avant. Je ne pense pas avoir eu de préférence dans le Club des ratés, je les trouve tous géniaux avec chacun leur petite particularité. Mais le plus fabuleux des personnages est bien évidemment Grippe-Sou. Cet effrayant clown est tout simplement extraordinaire. Son aura démoniaque est sensationnelle. C’est une créature horriblement stupéfiante mais superbe.

« Tout flotte, en bas. »

Le grand maître du frisson et de l’horreur met ici tout son talent à l’œuvre. Je suis rarement (pour ne pas dire jamais) effrayée lorsque je lis un livre, mais je veux bien croire que la lecture de ce roman peut en perturber plus d’un. La psychologie des personnages est si travaillée et si prenante qu’elle nous fait nous poser des questions sur nous-mêmes, notamment parce que de nombreux thèmes plus sérieux son traités : l’adolescence, ce passage à l’âge adulte et les difficultés qu’on rencontre.

Ça est le meilleur Stephen King que j’ai lu jusqu’à présent. Il est certes lent (c’est tout de même un pavé de 799 pages !), mais l’ambiance est si sombre et si dérangeante qu’il est presque proche de l’excellence. Je n’ai plus qu’à lire la suite…