Archives pour la catégorie Jeunesse

Endgame, tome 1 : L’Appel

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Titre : Endgame : L’Appel

Auteurs : James Frey et Nils Johnson-Shelton

Éditions : J’ai lu

Pages : 568

 

  • Quatrième de couverture :

Douze jeunes élus, issus de peuples anciens. L’humanité tout entière descend de leurs lignées, choisies il y a des milliers d’années. Ils sont héritiers de la Terre. Pour la sauver, ils doivent se battre et résoudre la Grande Énigme. Si aucun n’y parvient, nous sommes tous perdus.

Ils ne possèdent pas de pouvoirs magiques, ils ne sont pas immortels, mais ils sont entraînés !

Traîtrise, courage, amitié, chacun suivra son chemin, selon sa personnalité, ses intuitions et ses traditions… Cependant, il n’y aura qu’un seul vainqueur. 

Ce qui sera, sera…

 

  • Mon avis :

Depuis deux ans ce livre est en ma possession et dort dans ma PAL. J’ai décidé qu’il était temps que je me plonge dans l’univers d’Endgame avec un premier tome original. De nombreux avis positifs ressortent sur ce livre, je peux enfin avoir le mien qui ne l’est pas autant que je l’espérais. 

Douze jeunes vivent dans le monde entier et sont entraînés depuis leur plus jeune âge à participer et à survivre à Endgame. Endgame est un jeu quelque peu spécial où l’unique règle est de rester en vie jusqu’à la fin. Il ne s’agit pas uniquement de se débarrasser de ses adversaires, le jeu est composé de nombreuses énigmes que les joueurs doivent résoudre afin de sauver la Terre.

Un jeu, douze personnes combattant pour la survie de leur lignée, ça ne vous rappelle rien ? …Hunger Games bien évidemment ! Certes ce n’est pas totalement pareil mais ça y ressemble un peu trop fortement puisque le principe est le même. Endgame a une base historique plus importante et se rapproche peut-être plus de la réalité avec cette idée de peuples anciens. Ce qui est également intéressant est qu’il ne se restreint pas à une zone de jeu délimitée mais à une échelle dont l’étendue est mondiale. De fait, les personnages proviennent des quatre coins du globe, nous voyageons donc beaucoup au cours de ces 500 pages. Autre point que je tiens à souligner est l’action remarquable qui ne laisse guère le temps de souffler et qui est relativement sanglante. Toutefois, il est limite décevant de se douter de qui va trouver la Clé de la Terre (premier objectif à attendre pour les joueurs) dès le début de la lecture.

« Endgame débutera quand la race humaine aura prouvé qu’elle ne mérite pas d’être humaine. »

Je suis moins satisfaite concernant les personnages, avant tout nombreux, mais surtout tous très agaçants et parfaite incarnation de divers clichés. La palme d’or des personnages les plus exaspérants revient au trio de tête Sarah-Jago-Christopher, ce dernier battant tous les records. Je partais du principe que tous les personnages étaient importants et avaient quelque chose à apporter à l’intrigue. Mais il faut croire que non donc certains sont plus mis en avant que d’autres ce que je trouve sincèrement dommage.

Cependant, je salue la capacité qu’ont les deux auteurs à créer une ambiance de réelle compétition entre les joueurs, ce qui est vraiment plaisant pour le lecteur puisque l’action est très prenante. Ce livre est donc un véritable page-tuner.

Malgré une profonde réticence à l’égard des personnages et le fait que l’intrigue est assez proche d’Hunger Games, Endgame est un roman plutôt réussi et captivant. La suite promet d’être étonnante, du moins je l’espère.

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Les Ferrailleurs, tome 3 : La Ville

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Titre : Les Ferrailleurs, tome 3 : La Ville

Auteur : Edward Carey

Éditions : Grasset

Pages : 576

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Une nuit perpétuelle envahit Londres. L’étrange famille Ferrayor a laissé derrière elle les ruines fumantes de Fetidborough pour s’installer dans la capitale. Depuis leur emménagement, la jeune Eleanor et les Londoniens observent d’étranges phénomènes : des disparitions, des objets qui apparaissent, d’autres qui se transforment. Et cette obscurité qui règne à présent.

La police est à la recherche des Ferrayor pour essayer d’éradiquer le fléau, et tous les moyens sont bons pour mettre la main sur ces dangereux personnages. Le jeune Clod va devoir choisir son camp, déchiré entre sa famille et les habitants de Londres, entre ses affreux semblables et la ville qui ne survivra pas aux ténèbres. À moins que la lumière ne vienne finalement d’un amour que Clod pensait enseveli…

 

  • Mon avis :

C’est avec La Ville qu’Edward Carey met fin à sa trilogie Les Ferrailleurs. Cette saga, encore trop peu connue, est une belle surprise que je ne peux que conseiller, notamment pour son univers atypique et son intrigue étonnante. 

À la fin du tome précédent, la famille Ferrayor avait quitté son château enseveli sous les déchets, pour se retrouver au cœur de Londres. L’arrivée de cette famille n’est pas sans conséquence puisque subitement la nuit ne semble pas pouvoir prendre fin, et les habitants de la ville se transforment peu à peu en divers objets.

Alors que le deuxième tome m’avait quelque peu déçue, celui-ci vient clore la trilogie d’une manière surprenante. Cette fin d’intrigue est plus réfléchie et plus sombre qu’au commencement. Les Ferrayor ne sont plus supérieurs aux autres habitants et ne sont plus aussi craints qu’ils ne l’étaient. La ville de Londres est incontrôlable et le chaos est au bord du règne. La rébellion est plus qu’importante et ce, dans tous les camps.

J’ai été agréablement surprise par Clod qui excelle dans son don. Je trouve que ce personnage, qui n’a cessé d’évoluer au fil de l’histoire, est devenu complet avec une grande assurance et une profonde maturité, ce qui est également le cas de Lucy. De nouveaux personnages font bien évidemment leurs apparition, mais j’ai surtout apprécié retrouver les anciens, et une bonne partie de la famille Ferrayor.

Tout au long de la trilogie j’ai pris du plaisir à lire Edward Carey dont la plume, à la fois simple et originale, est devenue plus sombre et sérieuse au fil des pages. Elle reste toutefois une vraie addiction et je n’ai cessé de me demander comment tout cela allait se terminer.

Les Ferrailleurs est une bonne trilogie, comme on en trouve de moins en moins. Mystérieux et étonnant, ce dernier tome ne pouvait guère être mieux pour conclure cette saga.

Autre-monde, tome 5 : Oz

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Titre : Autre-monde, tome 5 : Oz

Auteur : Maxime Chattam

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 449

  • Résumé de la quatrième de couverture :

La guerre avec les Cyniks terminée, les Pans se croyaient enfin en sécurité. Mais Entropia se rapproche inexorablement et rien ne semble pouvoir arrêter sa course dévastatrice. Rien, sauf peut-être la réunion des Cœurs de la Terre. Pour L’Alliance des Trois, c’est la mission de la dernière chance. Objectif : l’Europe, dont on est sans nouvelles. Mais que reste-t-il, là-bas, de l’ancien monde ? Obstacles, pièges, trahisons, les jeunes héros parviendront-ils à leurs fin ? Le sors d’Autre-monde est en jeu…

  • Mon avis :

Le tome précédent, Entropia, m’avait un peu déçue par rapport aux trois autres précédents, c’est pour cette raison que j’appréhendais quelque peu la lecture de ce cinquième opus. Mais dès le début, j’ai retrouvé cet univers si incroyable qui m’avait tant plu dans les livres précédents. Oz est, pour le moment, le meilleur tome de la saga Autre-monde.

Les Pans font face à une nouvelle menace : Entropia, l’ennemi le plus dangereux auquel ils ont été confronté. Le seul moyen pour en finir avec cette entité étrange et destructive est de trouver les autres Cœurs de la Terre. L’Alliance des Trois se lance dans une nouvelle aventure qui les guidera jusqu’en Europe, à bord d’un navire exceptionnel.

« Ils disent pas ça dans les grands récits d’aventures ! Ils racontent pas comment les héros s’encroûtent… On dit toujours qu’ils rentrent à la maison, célébrés comme des dieux, qu’ils se marient et ont plein d’enfants… Mais on ne raconte jamais qu’ils finissent par divorcer, prendre trente kilos, devenir myopes, moches, et qu’au final, ils meurent seuls et pathétiques. »

L’Europe, enfin ! C’était tellement frustrant de ne pas savoir ce qu’il s’était passé dans le reste du monde après la Tempête. C’est un réel soulagement de voir nos héros en Europe, découvrir les dégâts et les nombreux changements de ce nouveau monde. L’univers de ce roman est toujours aussi remarquable, mais le plus surprenant est probablement le navire dans lequel les Pans et les Kloropanphylles voyagent. C’est une vraie ville flottante à la structure impressionnante. Et puis, qui dit nouvelle aventure dit nouveaux personnages et nouvelles altérations.

J’ai eu le plaisir de retrouver L’Alliance des Trois, celle du début, avec leur complicité et leur courage qui sont renforcés par une certaine maturité qui est la bienvenue. Alors que j’avais perdu espoir en Ambre qui m’agaçait profondément, j’ai eu l’impression qu’elle s’était assagie, qu’elle ne se mettait plus autant en avant. L’humour de Tobias est toujours aussi agréable, tout comme l’âme de guerrier et de leader de Matt. Je suis ravie d’avoir pu en apprendre plus sur certains personnages secondaires et d’en découvrir des nouveaux. Toutefois, ma déception se tourne vers le personnage d’Oz qui méritait d’avoir beaucoup plus d’attention.

« L’humanité au sommet de la chaine alimentaire est révolue, nous en avons abusé, nous nous sommes comportés comme si tout nous était dû, sans respect, en détruisant, et en polluant, en vidant les réserves, comme les parasites que nous étions devenus. » 

Je ne me lasse pas de l’écriture de Maxime Chattam qui est vraiment accessible à tous. Contrairement à Entropia, j’ai trouvé que l’écriture faisait plus sérieuse, ce qui est peut-être dû à la maturité des personnages. Les thèmes évoqués sont toujours aussi percutants et plus que jamais d’actualité : la nature, la pollution, les erreurs de l’homme. Je pense qu’avec ce tome, nous prenons pleinement conscience de ce que nous réserve l’avenir.

Oz est un roman plein de surprises, à la fois bonnes et mauvaises. Maxime Chattam a su créer un univers remarquable en cohérence avec notre monde. Il ne me tarde de lire la suite.

Lux, tome 1 : Obsidienne

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Titre : Lux, tome 1 : Obsidienne

Auteur : Jennifer L. Armentrout

Éditions : J’ai lu

Pages : 378

 

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Quant Katy déménage dans un coin paumé de Virginie-Occidentale, elle s’attend à tout sauf à rencontrer des voisins de son âge. Déception, Daemon Black a beau être canon et avoir une sœur jumelle adorable, il n’en est pas moins insupportable et arrogant ! 

Lorsque Kat se rend compte que tout le monde semble fuir la famille Black, elle voit d’un autre œil la froide suffisance de Daemon. Pourra-t-elle encore l’éviter quand tout lui crie de s’en approcher ? 

 

  • Mon avis : 

On ne présente plus la saga Lux qui a beaucoup fait parler d’elle à sa sortie, et encore aujourd’hui le phénomène persiste. Se faire un nom au milieu de toutes les sagas déjà existantes est un véritable défi qu’a brillamment relevé Jennifer L. Armentrout. J’ai attendu que tout le bruit autour de Lux s’estompe pour pouvoir, à mon tour, découvrir cet étonnant univers. 

Si Katy et sa mère déménagent dans une petite ville de Virginie-Occidentale, c’est pour repartir à zéro et se reconstruire une autre vie. Arrivée depuis peu, Katy fait la connaissance de Dee et Daemon Black, ses voisins. Alors qu’elle va de suite se lier d’amitié avec Dee, il sera plus complexe pour elle de sympathiser avec Daemon qui semble très distant. Cependant, Katy va vite se rendre compte que les étranges évènements qui se produisent sont liés à la famille Black.

Pendant une bonne partie du livre nous sommes comme Katy, c’est-à-dire que nous ne savons rien et qu’il est difficile de comprendre clairement le peu d’éléments que nous avons. Puis la vérité sur l’identité des Black éclate et c’est une énorme surprise ! Nous plongeons alors dans un univers fantastique hors du commun. La comparaison avec Twilight semble inévitable même s’il n’est pas question de vampires. Nous retrouvons quasiment la même trame narrative avec des personnages quelque peu similaires.

Il est aisé de se reconnaitre dans le personnage de Katy puisqu’elle est une grande lectrice qui partage ses lectures sur son blog. Aussi étonnant que cela puisse l’être, je ne l’ai pas trouvée agaçante. Après tout, elle n’est encore qu’une adolescente donc il y avait des risques. Son humour et sa franchise montrent une jeune fille intrépide loin d’être stupide. J’ai également beaucoup aimé le personnage de Dee, certainement parce qu’elle m’a fait penser à un petit lutin. Sa joie de vivre est un brin de fraicheur et l’amitié qu’elle partage avec Katy est touchante. Néanmoins, je reste un peu sur ma réserve concernant Daemon. C’est un peu dommage qu’il soit le cliché du bad boy, mais cela ne le rend pas désagréable pour autant, il est juste un peu trop énigmatique.

L’écriture de l’auteure est simple, elle emploie un langage parfois familier ce qui nous rapproche encore plus des personnages. Cependant, toute la richesse de ce livre se situe vraiment au cœur de l’intrigue et de l’univers présenté qui est travaillé comme il se doit. Jennifer L. Armentrout ne laisse rien de côté, elle détaille ce qui a besoin d’être détaillé et laisse un peu de suspense là où il en faut.

Je suis ravie d’avoir découvert cette saga maintenant et avec du recul parce que je ne pense pas avoir été aussi influencée que j’aurais probablement pu l’être à sa sortie. C’est un premier tome surprenant et hors du commun. J’ai hâte de lire la suite et de me replonger dans cet univers.

Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg

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Titre : Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg

Auteur : Edward Carey

Éditions : Grasset

Pages : 374

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Rien ne va plus depuis que le Château de l’extravagante famille Ferrayor a croulé sous l’assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice, Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d’une créature aussi monstrueuse qu’attachante. pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans de Grand-Père Umbitt, qui règne en tyran, sur le peuple asservi du Faubourg. 

  • Mon avis :

Quel plaisir de retrouver le monde de la famille Ferrayor aussi atypique soit-il. Néanmoins, ce deuxième tome, qui est caractérisé comme étant un tome de transition, m’a un peu moins convaincu que le précédent. 

Le monde des Ferrayor se compose d’humains et d’objets, et c’est ce que notre héros, Clod, est devenu : un objet. Il se retrouve alors seul, loin du Château, et séparé de sa complice Lucy Pennant qui est perdue dans la fameuse décharge où règne une étrange créature. Leur but est de se retrouver et de retourner au Château pour mettre fin à la domination excessive d’Umbitt.

J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire, plus d’un an après ma lecture du premier tome, mes souvenirs étaient un peu embués. Le fait qu’il y ait beaucoup de personnages, qu’ils soient humains ou objets, n’aide pas beaucoup. Mais après une centaine de pages, l’action est devenue plus prenante. Le premier tome se déroulait au sein du Château, ici, on en sort pour découvrir un monde extérieur tout aussi étonnant. Bien que l’univers soit le même, on a vraiment l’impression de tomber dans un tout autre monde. L’esprit de rébellion est très présent et annonciateur pour la suite des aventures des deux jeunes personnages principaux.

« Mais si personne ne se lève jamais, alors lentement, les uns après les autres, nous serons réprimés, malheureux, réduits au silence et brisés à jamais ! »

Clod et Lucy sont toujours aussi intéressants et ont encore plus gagné en maturité dans ce tome. Clod a vraiment pris beaucoup d’importance et d’assurance, il commence à développer son don avec une certaine agilité. Mais les personnages qui ont le plus retenu mon attention sont le Tailleur et Ben-Arthur/Benordur. Ce dernier est intriguant, très peu d’éléments nous sont donnés sur lui outre le sentiment d’abandon et sa profonde solitude. Je pense que ce personnage va gagner de l’importance dans la suite. Quant au Tailleur, je l’ai adoré. Il est fabuleux, courageux, trop peu présent à mon gout mais il m’a tout de même fait penser à Edward aux mains d’argent.

Le style d’Edward Carey est toujours aussi beau. Sa simplicité n’enlève en rien l’originalité de l’oeuvre et c’est peut-être ce qui fait sa singularité. L’histoire est une nouvelle fois illustrée par des dessins représentant les personnages et faisant bien évidemment toujours penser à l’univers de Tim Burton.

Bien que j’ai trouvé ce tome en-dessous du précédent, il n’en reste pas moins une belle et bonne découverte. J’ai hâte de découvrir le dernier tome qui, j’ose espérer, sera l’apothéose de cette trilogie.

 

  • Ma note :

7,5/10

Je t’ai rêvé

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Titre : Je t’ai rêvé

Auteur : Francesca Zappia

Éditions : Robert Laffont

Pages : 442

  • Résumé de la quatrième de couverture :

La folie est son quotidien. Rien ne la préparait à être « normale ».

-On joue au jeu des vingt questions ?

-Ok, mais c’est moi qui les pose cette fois.

-Ça marche.

-Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.

Il esquisse un sourire et répond :

-Ne m’insulte pas.

-Est-ce que tu es vivant ?

-Oui.

-Tu habites ici ?

-Oui.

-Je te connais ?

-Oui.

-Est-ce que je t’ai rêvé ? 

 

  • Mon avis :

Quand ce livre est sorti, tout le monde en parlait. D’abord pour sa couverture, puis pour son intrigue. Un livre sur la schizophrénie ? Tellement rare. C’était à parier qu’il serait perturbant, bien que j’ai eu un peu de mal pour certains éléments de l’intrigue. 

Alex pourrait être une adolescente comme les autres, sauf qu’elle est atteinte de schizophrénie, depuis son enfance. La grande interrogation de sa vie est de savoir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Jusqu’à présent elle s’en est plutôt bien sortie, mais elle va faire une rencontre qui va tout remettre en question et notamment le fameux jour, au supermarché, où elle a voulu sauver les homards. Est-ce qu’elle l’a rêvé ?

Le point fort de l’intrigue est son sujet : la schizophrénie. Il est assez complexe de savoir, au fil de la lecture, ce qui est réel ou non, ce qui est imaginé par Alex et ce qui ne l’est pas. Ce que l’on sait, en tant que lecteur, est sans cesse remis en question et je crois que c’est ce qui rend ce livre dérangeant. Je crois aussi que ce livre est plus qu’une simple histoire d’adolescente, déjà parce qu’avec Alex, rien n’est simple, et surtout parce que c’est l’histoire de la vie et de soi. Oui il y a une histoire d’amour, bien que l’on peut faire abstraction dessus, oui il y a problème familial, mais il y a principalement cette éternelle remise en question, sur la vie, sur qui on est.

Au début, j’ai eu du mal avec Alex, avec son comportement, son langage, il m’a fallu du temps avant de me dire qu’elle n’était qu’une adolescente. Puis je me suis mise à douter avec elle parce qu’il est obligé de se demander si ce qu’elle nous raconte est vrai ou non. Les autres personnages n’aident pas non plus, et plus particulièrement Miles, bien évidemment, qui est mystérieux, parce qu’il en faut un de garçon mystérieux dans l’histoire. J’ai aimé leur relation qui est basée sur le secret de qui ils sont réellement et sur la peur constante de se dévoiler, la méfiance d’autrui.

« Einstein a dit : « La folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » […] D’après la définition d’Einstein, j’étais folle. »

Si ce livre a autant fait parler de lui c’est pour la force qu’il dégage. Cette force vient du vécu des personnages. La schizophrénie est ici le fil conducteur mais elle nous plonge dans les tréfonds de la confiance en soi, de l’amitié, de l’apparence et du passé. Ce livre aurait pu être meilleur s’il n’avait pas été aussi simple que cela.

Me détachant du roman jeunesse, je suis certainement passée à côté de la profondeur des personnages, et surtout de celui d’Alex, néanmoins je recommande ce roman qui est beau, émouvant et très subtil. Je vous laisse à présent dissocier le rêve de la réalité.

  • Ma note :

8/10

Half Bad, tome 2 : Nuit rouge

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Titre : Half Bad, tome 2 : Nuit rouge

Auteur : Sally Green

Éditions : Milan

Pages : 406

  • Résumé de la quatrième de couverture : 

Fuir, toujours fuir. Nathan n’a pas le choix.

Les sorciers blancs le pourchassent ; les sorciers noirs le haïssent ; la fille qu’il aime l’ai eut-être trahi.

Sans compter que le Don reçu de son père fait de lui une créature indomptable et sanguinaire.

La guerre des sorciers s’engage. Nathan doit choisir son camp.

Mais de tous ses ennemis, le plus redoutable pourrait bien être lui-même. 

  • Mon avis :

Plus d’une année sépare cette lecture à celle du premier tome que j’avais, à l’époque, beaucoup apprécié. Je reconnais ma faute, j’aurais certainement dû relire ce premier tome avant d’entamer celui-ci car j’ai mis du temps à me remémorer l’intrigue et les personnages. Après lecture, je ressors satisfaite mais quelque peu déçue. 

Nathan a reçu son Don, mais il doit maintenant apprendre à l’apprivoiser, à le maîtriser, ce qui ne sera pas simple car il reste avant tout la cible principale des Chasseurs. Il devient donc urgent pour lui de devoir choisir son camp, bien que son coeur oscille entre les sorciers blancs et les sorciers noirs.

Se replonger dans une intrigue comme celle de Half Bad est assez complexe du point de vue du nombre important de personnages qui sont séparés en trois camps distincts. Le temps de se souvenir de qui est gentil et qui est vilain, une bonne centaine de pages défilent sous nos yeux. Néanmoins, l’intrigue centrée sur Nathan reste très prenante et pesante. L’atmosphère en devient parfois dérangeante. J’ai eu l’impression de patauger dans ce deuxième tome. Bien que l’on apprend quelques informations sur les uns et sur les autres, je l’ai trouvé long avec un bon nombre de passages à vide (pour ne pas dire inutiles…).

Nathan est un personnage complexe car il est difficile à cerner, ce qui explique certainement pourquoi je l’apprécie autant. Son Don et sa forte personnalité font de lui un être marginal qui ne semble pas pouvoir trouver sa place dans ce monde dominé par la sorcellerie, outre peut-être à côté de son père, le grand et admirable Marcus, qui est toujours aussi incroyable. Il va de soi que j’ai trouvé Annalise très niaise avec des réactions aussi excessives que pathétiques. Quant aux nouveaux personnages, ils sont intéressants par leurs actes étonnants.

L’écriture de Sally Green est toujours aussi originale, ce qui laisse la place à une forme de suspens assez décalée. Mais j’ai tout de même été déçue par cette fin qui était inattendue au commencement de la lecture, mais bien plus qu’évidente quand on s’en approche. « Tout ça pour ça » est la première pensée qui m’est venue lorsque j’ai refermé ce livre.

Bien loin d’un premier tome quasiment excellent, Nuit rouge n’est pas comme je m’y attendais, mais le talent de l’auteure reste intact et j’ai hâte de lire le dernier tome de cette saga étonnante.

  • Ma note :

8/10