Archives pour la catégorie Fantasy

La Passe-miroir, tome 1 : Les Fiancés de l’hiver

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La Passe-Miroir, tome 1 : Les Fiancés de l’hiver

Christelle Dabos

Folio

593 pages

Quatrième de couverture 

Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Fiancée de force à l’un des héritiers d’un clan du Pôle, elle quitte à regret le confort de sa famille. La jeune femme découvre ainsi la cour du Seigneur Farouk, où intrigues politiques et familiales vont bon train. Loin de susciter l’unanimité, son entrée dans le monde devient alors l’enjeu d’un complot mortel.

 

Mon avis 

Paru en 2013, on ne présente plus la saga française La Passe-Miroir de Christelle Dabos. Il m’aura fallu quelques années pour enfin la débuter et tomber, à mon tour, sous le charme de cet univers incroyable. 

Ophélie appartient au clan d’Anima et a le don de traverser les miroirs. Elle est aussi une Liseuse, elle peut lire le passer des objets en les touchant. Elle est fiancée contre son gré à Thorn, membre du clan du Pôle. Ophélie est contrainte de quitter sa famille pour la cour de Farouk où elle n’est pas à l’abri de multiples complots. 

« Passer les miroirs ça demande de s’affronter soi-même. »

Si cette œuvre est aussi reconnue c’est avant tout pour son univers unique et atypique. Cette idée  d’étonnants dons comme traverser les miroirs, contrôler les objets, créer des illusions, etcétéra… est vraiment ingénieuse. Au sein de cet univers se distinguent deux mondes totalement opposés l’un de l’autre. D’un côté se trouve Anima où les habitants sont plutôt tolérants, simples (malgré leurs dons), et de l’autre côté, le Pôle, un monde glacial où tous les coups bas sont permis. Comme le lecteur, Ophélie découvre l’autre côté du miroir et la nouvelle vie qu’elle n’a pas souhaité. La cour de Farouk est cruelle, mesquine mais exceptionnelle, au point qu’elle permet à notre héroïne d’évoluer aisément. 

Parlons plutôt d’anti-héroïne ! J’ai adoré Ophélie qui est parfaite. Echarpe trop grande, lunettes de travers, gants troués, Ophélie est loin du stéréotype de la beauté incarnée. Elle est têtue, maladroite mais d’une grande intelligence. Quant à son futur époux, Thorn, il est glacial, peu bavard , outre pour donner des ordres. Tous les personnages de ce roman sont loufoques ce qui est un vrai plaisir.

« Le charme est la meilleure arme offerte aux femmes, il faut t’en servir sans scrupule. » 

En lisant ce livre, je n’ai pas eu l’impression de lire un livre jeunesse tant les personnages font preuve de maturité. Et puis la plume de Christelle Dabos est très agréable à lire. Ses descriptions nous absorbent, les échanges entre les deux protagonistes sont si peu présents qu’on prend le temps de les savourer. 

Les Fiancés de l’hiver n’est pas une réelle surprise, je m’attendais à apprécier cette lecture. Toutefois, je ne pensais pas tomber dans un univers comme celui-ci. Il ne me tarde de lire la suite ! 

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Yzé, tome 2 : Le Projet Ultima

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Yzé, tome 2 : Le Projet Ultima

Florent Marotta 

Éditions Taurnada

270 pages

 

  • Résumé :

Yzé a détruit le palimpseste et les tensions entre Wicce sont à leur comble. Mais cette petite victoire sur Ashahell a un goût amer, celui de la perte d’êtres chers. Le mystère s’épaissit autour de la jeune femme. Qui est-elle vraiment ? Pourquoi tous ces mensonges ?

Les ennemis des Wicce s’agitent. Que prépare la Fraternité de la Lumière dont les membres multiplient les actions pour s’emparer d’une mystérieuse substance ? Et pendant ce temps, Ashahell fourbit ses armes pour se venger d’Yzé et enfin mettre la main sur elle.

 

  • Mon avis :

Le tome 2 d’Yzé est enfin là. J’avais beaucoup apprécié le premier tome, je fus ravie de me replonger dans cet univers particulier avec un deuxième tome dont je ressors encore plus satisfaite. 

Après une quête d’identité dont elle n’a pas encore toutes les réponses, Yzé essaye de canaliser son puissant pouvoir avec l’aide de ses amis. Mais Ashahell cherche à se venger et à mettre la main sur elle. D’étranges agissements voient le jour au sein de la Fraternité. Yzé et ses amis ont plus d’ennemis que jamais, surtout une fois que le projet Ultima est lancé.

Le rappel du tome précédent ainsi que le glossaire se trouvant au début du roman sont les bienvenus pour se remémorer les évènements passés. Ce nouvel opus est très riche en rebondissements et encore plus intéressant que le premier de la saga. Les ennemis des Wicce sont bien présents et on en apprend beaucoup plus sur eux, notamment sur Ashahell. J’en suis venue à apprécier les Magis qui se révèlent assez passionnants. Il est plaisant de suivre l’évolution d’Yzé et de ses amis qui essayent d’apprendre la maîtrise de leurs pouvoirs. Après le palimpseste, ils sont confrontés au projet Ultima, projet bien sombre et intrigant. L’univers de ce roman est toujours aussi abondant et la manière dont la magie est traitée avec les éléments est plus qu’appréciable.

« Tout ce qui va arriver n’arrivera qu’en conséquence des choix que nous avons faits dans le passé ou que nous faisons dans le présent. »

Le quatuor formé par Isobel, Isaac, Matt et Yzé est de plus en plus étonnant tant ils sont complémentaires. Toutefois j’espère en apprendre plus sur eux dans la suite de l’aventure. Ma seule déception est le fait qu’Athanor était trop peu présent dans ce tome, mais la présence de Ber et de Pat compense. Quant aux anciens Mais, ils sont définitivement incroyables.

Florent Marotta poursuit la belle lancée du premier tome. Ses personnages et son intrigue prennent de l’ampleur, certainement grâce au suspens que l’auteur arrive à maintenir. Des réponses sont révélées, mais les mystères continuent d’émerger et d’alimenter cette surprenante histoire.

Un deuxième tome à la hauteur du premier. L’univers d’Yzé est toujours aussi remarquable et ne cesse de m’impressionner. Vivement la suite ! Je remercie les éditions Taurnada pour ce partenariat.

Les Ferrailleurs, tome 3 : La Ville

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Titre : Les Ferrailleurs, tome 3 : La Ville

Auteur : Edward Carey

Éditions : Grasset

Pages : 576

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Une nuit perpétuelle envahit Londres. L’étrange famille Ferrayor a laissé derrière elle les ruines fumantes de Fetidborough pour s’installer dans la capitale. Depuis leur emménagement, la jeune Eleanor et les Londoniens observent d’étranges phénomènes : des disparitions, des objets qui apparaissent, d’autres qui se transforment. Et cette obscurité qui règne à présent.

La police est à la recherche des Ferrayor pour essayer d’éradiquer le fléau, et tous les moyens sont bons pour mettre la main sur ces dangereux personnages. Le jeune Clod va devoir choisir son camp, déchiré entre sa famille et les habitants de Londres, entre ses affreux semblables et la ville qui ne survivra pas aux ténèbres. À moins que la lumière ne vienne finalement d’un amour que Clod pensait enseveli…

 

  • Mon avis :

C’est avec La Ville qu’Edward Carey met fin à sa trilogie Les Ferrailleurs. Cette saga, encore trop peu connue, est une belle surprise que je ne peux que conseiller, notamment pour son univers atypique et son intrigue étonnante. 

À la fin du tome précédent, la famille Ferrayor avait quitté son château enseveli sous les déchets, pour se retrouver au cœur de Londres. L’arrivée de cette famille n’est pas sans conséquence puisque subitement la nuit ne semble pas pouvoir prendre fin, et les habitants de la ville se transforment peu à peu en divers objets.

Alors que le deuxième tome m’avait quelque peu déçue, celui-ci vient clore la trilogie d’une manière surprenante. Cette fin d’intrigue est plus réfléchie et plus sombre qu’au commencement. Les Ferrayor ne sont plus supérieurs aux autres habitants et ne sont plus aussi craints qu’ils ne l’étaient. La ville de Londres est incontrôlable et le chaos est au bord du règne. La rébellion est plus qu’importante et ce, dans tous les camps.

J’ai été agréablement surprise par Clod qui excelle dans son don. Je trouve que ce personnage, qui n’a cessé d’évoluer au fil de l’histoire, est devenu complet avec une grande assurance et une profonde maturité, ce qui est également le cas de Lucy. De nouveaux personnages font bien évidemment leurs apparition, mais j’ai surtout apprécié retrouver les anciens, et une bonne partie de la famille Ferrayor.

Tout au long de la trilogie j’ai pris du plaisir à lire Edward Carey dont la plume, à la fois simple et originale, est devenue plus sombre et sérieuse au fil des pages. Elle reste toutefois une vraie addiction et je n’ai cessé de me demander comment tout cela allait se terminer.

Les Ferrailleurs est une bonne trilogie, comme on en trouve de moins en moins. Mystérieux et étonnant, ce dernier tome ne pouvait guère être mieux pour conclure cette saga.

Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg

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Titre : Les Ferrailleurs, tome 2 : Le Faubourg

Auteur : Edward Carey

Éditions : Grasset

Pages : 374

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Rien ne va plus depuis que le Château de l’extravagante famille Ferrayor a croulé sous l’assaut des objets rendus à la vie. Le jeune Clod, ayant perdu forme humaine, erre de ruelles en échoppes dans une ville ravagée par la crasse et la pauvreté ; sa complice, Lucy Pennant, elle, est ensevelie sous les décombres du manoir, où elle fait la rencontre d’une créature aussi monstrueuse qu’attachante. pourchassés, nos deux héros vont devoir se réunir pour déjouer les plans de Grand-Père Umbitt, qui règne en tyran, sur le peuple asservi du Faubourg. 

  • Mon avis :

Quel plaisir de retrouver le monde de la famille Ferrayor aussi atypique soit-il. Néanmoins, ce deuxième tome, qui est caractérisé comme étant un tome de transition, m’a un peu moins convaincu que le précédent. 

Le monde des Ferrayor se compose d’humains et d’objets, et c’est ce que notre héros, Clod, est devenu : un objet. Il se retrouve alors seul, loin du Château, et séparé de sa complice Lucy Pennant qui est perdue dans la fameuse décharge où règne une étrange créature. Leur but est de se retrouver et de retourner au Château pour mettre fin à la domination excessive d’Umbitt.

J’ai eu beaucoup de mal à me plonger dans l’histoire, plus d’un an après ma lecture du premier tome, mes souvenirs étaient un peu embués. Le fait qu’il y ait beaucoup de personnages, qu’ils soient humains ou objets, n’aide pas beaucoup. Mais après une centaine de pages, l’action est devenue plus prenante. Le premier tome se déroulait au sein du Château, ici, on en sort pour découvrir un monde extérieur tout aussi étonnant. Bien que l’univers soit le même, on a vraiment l’impression de tomber dans un tout autre monde. L’esprit de rébellion est très présent et annonciateur pour la suite des aventures des deux jeunes personnages principaux.

« Mais si personne ne se lève jamais, alors lentement, les uns après les autres, nous serons réprimés, malheureux, réduits au silence et brisés à jamais ! »

Clod et Lucy sont toujours aussi intéressants et ont encore plus gagné en maturité dans ce tome. Clod a vraiment pris beaucoup d’importance et d’assurance, il commence à développer son don avec une certaine agilité. Mais les personnages qui ont le plus retenu mon attention sont le Tailleur et Ben-Arthur/Benordur. Ce dernier est intriguant, très peu d’éléments nous sont donnés sur lui outre le sentiment d’abandon et sa profonde solitude. Je pense que ce personnage va gagner de l’importance dans la suite. Quant au Tailleur, je l’ai adoré. Il est fabuleux, courageux, trop peu présent à mon gout mais il m’a tout de même fait penser à Edward aux mains d’argent.

Le style d’Edward Carey est toujours aussi beau. Sa simplicité n’enlève en rien l’originalité de l’oeuvre et c’est peut-être ce qui fait sa singularité. L’histoire est une nouvelle fois illustrée par des dessins représentant les personnages et faisant bien évidemment toujours penser à l’univers de Tim Burton.

Bien que j’ai trouvé ce tome en-dessous du précédent, il n’en reste pas moins une belle et bonne découverte. J’ai hâte de découvrir le dernier tome qui, j’ose espérer, sera l’apothéose de cette trilogie.

 

  • Ma note :

7,5/10

Harry Potter and the Cursed Child

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Titre : Harry Potter and the Cursed Child

Auteurs : J.K. Rowling, John Tiffany & Jack Thorne

Éditions : Little, Brown

Pages : 330

 

* Résumé :

The eight story. Nineteen years later…

It was always difficult being Harry Potter and it isn’t mush easier now that he is an overwordked employee of the Ministry of Magic, a husband, and father of three school-age children.

While Harry grapples with a past that refuses to stay where it belongs, his youngest son Albus must struggle with the weight of a family legacy he never wanted. As past and present fuse ominously, both father and son learn the uncomfortable truth: sometimes, darkness comes from unexpected places.

 

* Mon avis qui contient certainement des spoilers  :

La première fois que j’ai lu Harry Potter à l’école des sorciers, je devais avoir 11 ans. Comme beaucoup, je suis de suite tombée amoureuse de cet univers si merveilleux. Au cours des sept tomes, j’ai ri un nombre incalculable de fois, j’ai versé une assez grosse quantité de larmes, j’ai été choquée, déçue, ravie et j’ai silencieusement remercié J.K. Rowling à chacune de mes lectures. Dix ans après, je redécouvre ce monde qui m’a bercée pendant si longtemps avec cet ultime tome.

Dix-neuf ans après la grande bataille de Poudlard, Harry et Ginny accompagnent leurs fils, James et Albus, à la gare de King’s Cross pour qu’ils se rendent à Poudlard. Les doutes d’Albus concernant son avenir sont nombreux, surtout lorsque celui-ci est bousculé et hanté par le passé de son père. Une nouvelle malédiction voit alors le jour.

‘ The truth is a beautiful and terrible thing, and should therefore be treated with great caution.’

Le huitième tome de la saga la plus fabuleuse de tous les temps (ne doutez pas de cela chers Moldus, ceci est indéniable) est enfin là et c’est sous la forme d’une pièce de théâtre que l’intrigue se présente. Aussi étonnant que ce choix puisse l’être, ce genre qui diffère tellement de celui des autres tomes apporte très clairement un soupçon d’air frais à cette saga. Je suppose qu’écrire une suite n’est jamais simple, surtout après le fameux septième tome, pourtant, le challenge est relevé haut la main ! L’intrigue de ce livre nous plonge dans le passé et développe un autre intrigue. Ce livre est en soi un ‘Time-Turner’ qui ramène à la surface les bon vieux souvenirs de personnages qui étaient parfois secondaires et qui passent soudainement au premier plan. Du pur génie.

Retrouver Harry, Ron, Hermione et les autres est assez émouvant, mais lorsque l’on réalise que leurs enfants, cette génération inespérée de sorciers, sont aussi incroyables que leurs parents, l’émotion ne peut être que plus forte. J’ai beaucoup aimé Albus, parce qu’il s’agit d’Albus Severus et qu’il est le parfait contraire de son père. Sa souffrance est compréhensible bien que parfois quelque peu poussée. Mais celui que j’ai préféré est sans aucun doute Scorpius qui est étonnant dans tous les points. A lui seul, il regroupe les qualités et les faiblesses d’une grande part des personnages principaux. Et puis il y a les anciens personnages, ceux qu’on a détesté, ceux qu’on a aimé et ceux qu’on a oublié.

‘There are things that death cannot touch. Paint…and memory…and love.’

Certains parlent d’une sorte de fanfiction que J.K.Rowling se serait contentée de faire. Je pense que c’est bien plus. Oui les scènes s’enchainent à la vitesse de la lumière, oui certains points auraient dû être plus développés, oui il y a des incohérences dans le texte, oui ce livre aurait dû faire au moins 400 pages de plus et oui, ce tout a fait que ce livre est le digne héritier de ces prédécesseurs. Il aurait pu être mieux, c’est certain, mais cette sensation qu’il procure lorsqu’on tourne la première page et qu’on lit la première phrase est si violente, que c’est tout un flot magique de souvenirs qui remonte à la surface.

‘Thank you for being my light in the darkness.’

Ce tome était si inespéré qu’il en est devenu une pépite. J’ai tout simplement adoré cette lecture et j’adresse de nouveau mes remerciements à J.K. Rowling, mais aussi à John Tiffany et Jack Thorne pour avoir fait en sorte que la magie perdure. Je n’ai qu’un seul mot à dire pour conclure cette chronique : always.

 

* Ma note :

11/10 (je vous assure que c’est possible..et absolument pas objectif)

Fall – Discordia

Je remercie les éditions Taurnada ainsi que l’auteur, Florent Marotta, pour ces deux lectures de l’univers d’Yzé. Il s’agit de deux nouvelles préquelles d’Yzé et le palimpseste. J’ai décidé de regrouper mes avis en une seule et même chronique d’abord parce qu’ils sont courts, mais surtout parce qu’ils sont complémentaires.

Fall

Titre : Fall

Auteur : Florent Marotta

Éditions : Taurnada

 

* Résumé :

Fall est un jeune guerrier Wicce de la Protection, unité chargée de veiller sur leurs pairs qui souhaitent vivre une vie normale parmi leurs semblables démunis de pouvoirs magiques. S’enchaînent alors les missions de sauvetage dans un monde où les êtres magiques et l’autorité religieuse s’affrontent. Mais un jour, son équipe doit récupérer une enfant. Une mission qui va changer sa vie.

* Mon avis :

Il est ici question de Fall qui, durant sa jeunesse faisait partie de la Protection. Son rôle étant de protéger les Wicce qui vivent parmi les humains. Une mission parmi d’autres va le conduire à sauver une enfant.

L’intrigue se déroule lentement et je crois que c’est ce qui le plus plaisant dans cette nouvelle. L’auteur prend son temps pour dévoiler les éléments sur le personnage de Fall, ainsi que de brèves indications sur le passé d’Yzé qui permettent un certain éclaircissement sur ses origines. Un des points qui m’a le plus interpellée dans cette nouvelle est la mise en avant de l’élément air. Dans le premier tome de la saga, tous les éléments sont exploités, mais ils restent quelque peu en marge, ici, on est vraiment concentré sur l’air, bien que le feu soit aussi présent.

Ça a été un réel plaisir de retrouver les personnages de Fall et d’Astur. Fall qui était alors relativement mystérieux dans Yzé et le palimpseste, montre un autre visage de lui, plus sincère et plus vrai. Je pense qu’après la lecture de ce préquel, on a une toute autre vision de ce personnage. Astur est toujours aussi fascinant, tout comme le personnage de Tarkan, que j’ai été ravie de découvrir.

* Ma note :

7.5/10

 

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Titre : Discordia

Auteur : Florent Marotta

Éditions : Taurnada

 

* Résumé :

Des siècles avant Yzé et le palimpseste, la discorde règne entre les deux groupes aux pouvoirs magiques. Wicce et Magis ne s’entendent plus et l’affrontement couve. Mais un évènement va mettre le feu aux poudres et faire entrer ce conflit dans une véritable guerre.

 

* Mon avis :

Cette nouvelle est encore plus courte que la précédente, mais je l’ai trouvée bien plus intéressante. Ici, nous nous retrouvons au cœur de l’origine du conflit entre Wicce et Magis. Dans Yzé et le palimpseste, ce conflit est central mais les origines restent plus ou moins secrètes. Tout comme pour l’autre nouvelle, le feu est pleinement présent par le biais de certains personnages.

Étonnamment, j’ai éprouvé de la sympathie pour Ashahell qui est jeune, mais dont le mal a déjà pris possession de lui. Kaïna et Abilène sont deux autre personnages relativement intéressants. Abilène se distingue des autres par son fort instinct maternel et son envie de protéger les siens. Pour le coup, j’aurais souhaité que cette nouvelle soit un peu plus longue, pour en apprendre plus sur les personnages, notamment sur Ashahell.

 

* Ma note :

8/10

 

Fall et Discordia sont deux nouvelles nécessaires et grandement utiles si l’on veut approfondir la lecture d’Yzé et le palimpseste. Le retour dans l’univers de Florent Marotta est plaisant et les éléments que l’on apprend suite à ces deux lectures sont prometteurs pour la suite des aventures d’Yzé.

Yzé et le palimpseste

Yzé et le palimpses

Titre : Yzé et le palimpseste

Auteur : Florent Marotta

Éditions : Taurnada

Pages : 408

 

* Résumé :

Ambre Delage est une lycéenne lambda. Orpheline de père et de mère, elle vit chez sa tante Lucy qui l’élève depuis sa naissance. Un soir, un événement dépassant l’entendement va brusquement la jeter dans un tourbillon de révélations qu’elle était loin d’imaginer. Dès lors, pour la jeune fille tout bascule. Il faut fuir. Fuir sa vie tranquille, fuir son identité. Mais qui est-elle vraiment ?

* Mon avis :

Je remercie les éditions Taurnada pour leur confiance et pour l’envoi de ce partenariat. A première vue, la couverture du livre n’est pas une couverture devant laquelle je me serais retournée. Pourtant, une fois que l’on entre dans l’univers unique d’Yzé et du monde des Wicce, il est difficile d’en sortir.

Ambre Delage est une adolescente presque comme les autres, puisqu’elle est orpheline et vit chez sa tante, jusqu’au jour où tout change brusquement suite à la découverte d’une partie de sa véritable nature : Ambre, de son vrai nom Yzé, est une Wicce. Sa vie va alors prendre un autre tournant et son but premier sera de découvrir qui elle est réellement.

En commençant ma lecture, j’ai eu beaucoup de mal à me plonger pleinement dans ce livre, à cause du début de l’histoire qui est vraiment lent et qui prend du temps à se mettre en place. Bien que la révélation sur l’identité d’Ambre soit relativement rapide, les éléments s’enchaînent selon une certaine lenteur. Il y a également l’accumulation d’un vocabulaire propre à l’univers magique qu’il faut assimiler assez vite pour mieux comprendre ce qu’on lit, en même temps que l’arrivée de nombreux personnages aux prénoms hors du commun, parfois difficile à retenir. Cependant, après une bonne centaine de pages, je me suis accrochée et j’ai été plus à l’aise avec l’intrigue. Les romans portant sur la magie se font moins nombreux, ça a donc été un réel plaisir de se trouver dans un univers magique comme celui-ci qui est, non seulement bien exploité, mais qui en plus convoque les quatre éléments.

« La magie a toujours existé. De grands hommes en ont fait usage à travers les siècles avec plus ou moins de succès et de gloire. »

Les personnages sont bien trop nombreux pour tous les évoquer, néanmoins, j’ai beaucoup aimé le trio composé d’Yzé, d’Isobel et d’Isaac. Même si on les fréquente tout au long du roman, ils restent tous les trois un mystère car on n’a pas beaucoup d’éléments les concernant en dehors des informations dites de base et, pour une fois, j’ai trouvé cela appréciable. Astur est l’un des personnages qui se détache le plus des autres, certainement pour la sagesse qui émane de lui. Mais ceux qui m’ont le plus intéressée sont les membres de la famille Tugenstein. Peut-être est-ce le repli forcé par rapport aux autres Wice qui fait cela, mais je les ai trouvé, outre le fait qu’ils soient trop peu évoqués, absolument incroyables.

Du même auteur j’ai lu Le Visage de Satan que j’avais beaucoup apprécié, j’étais donc ravie de retrouver la plume de Florent Marotta dans un autre univers, celui de la fantasy. Une nouvelle fois, on sent que l’auteur sait de quoi il parle. Il décrit de façon simple mais précise les choses en les expliquant clairement, mais tout en gardant une part de mystère dans ce qu’il énonce. Il est assez facile de se lier aux personnages qui sont, malgré leurs pouvoirs, tous très communs. De plus, le fait qu’ils soient si nombreux permet la création d’une certaine distance qui empêche un trop fort attachement à leur égard, ce qui est plutôt positif quand on se rend compte qu’ils risquent de disparaitre à tout moment.

Même si le début fut difficile, ce premier tome des aventures d’Yzé, dans ce monde inhabituel où la quête de la vérité est une nécessité, est prometteur pour la suite !

 

* Ma note :

8/10