Le Meurtre d’O’Doul Bridge

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Titre : Le Meurtre d’O’Doul Bridge

Auteur : Florent Marotta

Éditions : Taurnada

Pages : 248

 

  • Résumé : 

San Francisco, sa baie, son océan, sa population cosmopolite. C’est dans cette ville de l’Ouest américain que Michael Ballanger a décidé de se reconstruire. Loin de sa famille en lambeaux, loin de la France où un tueur en série mit sa vie en miettes. Le coach de vie à succès renaît avec la difficulté qui suit la perte d’un être cher. Mais le voilà mêlé au meurtre d’un notable. Au moment de mourir, l’homme a composé un numéro, le sien. Alors la tourmente l’emporte. Réveillant les douleurs du passé.

 

  • Mon avis :

J’ai découvert Florent Marotta avec son roman Le Visage de Satan l’année dernière, puis dans un tout autre univers avec Yzé et le palimpseste. Quel plaisir de retrouver sa plume dans un policier haletant. 

Michael Ballanger, coach de vie surnommé le « French Coach » est mêlé à la mort de l’un de ses clients qui a eu le malheur de composer son numéro avant de mourir. Michael va alors mener l’enquête, un moyen pour lui de trouver la paix par rapport à son passé.

« Était-ce par le prisme du rêve que les souvenirs prenaient cette couleur, cette teinte de mort et de violence ? »

Le premier chapitre nous plonge au cœur de l’intrigue avec la mort de Calvin, client du French coach. Suite à cela, les moments de répit vont être de courte durée. Grâce à l’enquête, nous en apprenons plus sur le passé de Michael qui lui a causé de grandes pertes. Toutefois, nous pouvons reprocher à l’intrigue d’être trop évidente, trop rapide. Nous connaissons le meurtrier ou du moins le coupable très vite, quasiment au milieu de la lecture ce qui enlève le charme du policier.

Outre ce léger désagrément, le personnage de Michael qui est loin d’être un modèle parce qu’il incarne tous les clichés possibles, est plutôt sympathique et a un bon fond. Les personnages secondaires sont tout aussi intéressants, notamment Kim qui, malgré son jeune âge et son histoire, n’est absolument pas superficielle. Son lien avec Michael prouve qu’une certaine sagesse demeure en lui et que son instinct paternel ne l’a jamais quitté. Mais le personnage le plus incroyable de cette histoire est Sean Milgram. Son isolement et ses nombreuses craintes à l’égard d’autrui font de lui un être totalement décalé.

« C’est drôle comme on est souvent plus prompt à croire les puissants que les petits. »

L’écriture de Florent Marotta est toujours aussi plaisante au point que la lecture de son roman soit complètement naturelle. Si les pages défilent aussi aisément c’est certainement parce que l’auteur crée une certaine attente chez son lecteur. Même si nous connaissons l’identité du meurtrier, il semble évident que l’enquête ne soit pas entièrement terminée. De fait notre attention est retenue tout au long du roman.

Malgré le manque de suspens, Le Meurtre d’O’Doul Bridge est un roman plaisant et captivant, à l’image de la plume de son auteur. Je remercie Joël et les éditions Taurnada pour ce partenariat.

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