Les Villes invisibles

couv15594899.jpg

Titre : Les Villes invisibles

Auteurs : Italo Calvino

Éditions : Points

Pages : 188

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Les villes que voici n’ont leur place sur aucun atlas, et on ne sait à quel passé ou présent ou futur appartiennent ces cités qui portent toutes le nom d’une femme. Peu à peu, le lecteur est conduit au milieu d’une mégalopolis contemporaine près de recouvrir la planète. Et tout au long passent des villes qui ne peuvent exister qu’en rêve : filiformes, punctiformes, dédoublées, effacées. Relation de voyage d’un Marco Polo visionnaire auprès d’un Khan mélancolique, ces nouvelles d’un monde rêvé forment un fragile et merveilleux catalogue d’emblèmes.

 

  • Mon avis :

J’ai découvert cet auteur surprenant il y a quelques années avec Le Vicomte pourfendu. Je me suis dit qu’il fallait que je lise d’autres œuvres de Calvino. De fait l’occasion s’est présentée avec Les Villes invisibles, un court récit étonnant. 

Marco Polo décrit à l’empereur Kublai Khan différentes villes dont les descriptions, si oniriques et quasiment parfaites, se rapprochent de celles de diverses femmes.

« Les images de la mémoire, une fois fixées par les paroles, s’effacent. »

On ne peut réellement parler d’intrigue dans ce roman puisqu’il s’agit de plusieurs courts récits descriptifs qui se suivent, tout en étant liés à la dimension imaginaire des personnages. Toutefois, les villes mentionnées, à la fois exotiques et mystérieuses, sont telles des femmes venant hanter l’esprit de l’empereur, ce qui rend la lecture relativement atypique.

Les descriptions deviennent donc vivantes et réelles notamment grâce à la plume de Calvino. J’ai rarement autant voyagé à la lecture d’un livre. Toutes ces villes sont un rêve éveillé. Comme le Khan, j’ai souhaité les découvrir et m’assurer de leur existence. J’ai trouvé que ce personnage était à l’image du lecteur.

« Telle est la conclusion de mes explorations : examinant les traces de bonheur qu’on peut encore apercevoir, j’en mesure la rareté. »

Une lecture particulière et envoutante. En faisant voyager son lecteur, Calvino prouve une nouvelle fois toute son incroyable singularité.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s