La Vague

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Titre : La Vague

Auteur : Todd Strasser

Éditions : Pocket

Pages : 153

 

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Pour faire comprendre les mécanismes du nazisme à ses élèves, Ben Ross, professeur d’Histoire, crée un mouvement expérimental au slogan fort : « La Force par la Discipline, la Force par la Communauté, la Force par l’Action. » En l’espace de quelques jours, l’atmosphère du paisible lycée californien se transforme en microcosme totalitaire : avec une docilité effrayante, les élèves abandonnent leur libre arbitre pour répondre aux ordres de leur nouveau leader.

Quel choc pourra être assez violente pour réveiller leurs consciences et mettre fin à la démonstration ?

 

  • Mon avis : 

C’est par hasard que ce livre s’est retrouvé dans ma PAL. Je n’ai pas vu l’adaptation cinématographique et je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, La Vague a donc été une découverte très perturbante. 

Le professeur d’Histoire du lycée Gordon, Ben Ross, met en place une expérience avec sa classe de terminale. Le dessein est de faire comprendre aux lycéens et de leur faire prendre conscience de ce qu’était le nazisme durant la Seconde Guerre mondiale. Une expérimentation qui s’étend dans tout le lycée et qui ne semble plus pouvoir prendre fin.

Il semble toujours difficile de lire des sujets portant sur la Seconde Guerre mondiale et ce roman n’échappe pas à la règle. Son intrigue est vraiment très simple puisque l’action se déroule principalement dans le lycée Gordon. Toutefois, elle est recherchée et son fond est terriblement fort. L’idée de faire une expérience comme celle-ci est pertinente et justifiée. Sa modernité dévoile la cruauté passée tout en montrant que dans un autre cadre, hors de la guerre, le nazisme ou ce qui lui ressemble, reste d’actualité. Je me suis alors demandée comment, à l’instar des allemands pendant la guerre, les personnages peuvent-ils se laisser faire ainsi ?

« Rappelez-vous, au sein de la Vague, vous êtes tous égaux. Personne n’est plus important ou plus populaire que les autres, et personne ne doit se sentir exclu du groupe. La communauté, c’est l’égalité pour tous au sein du groupe. »

La plupart des protagonistes sont des lycéens âgés de dix-sept ans, on peut alors pardonner leur naïveté. La grande majorité semble hypnotisée, complètement manipulée par la Vague. Je n’ai pas réussi à m’attacher aux personnages qui sont peu décrits et pas assez exploités à mon goût, mais le professeur m’a perturbée. Ben Ross est avant tout présenté comme quelqu’un de très enthousiaste, d’énergique avec beaucoup de créativité. Mais à aucun moment il ne semble avoir l’image d’un dictateur. Et pourtant…

J’ai lu ce roman avec une certaine distance à cause de l’écriture. Si cette dernière n’avait pas été aussi simple et aussi expédiée, on aurait certainement frôlé le chef-d’œuvre. L’auteur apporte des détails, mais trop rapidement. Mais face à un texte à la fois troublant et étonnant, on excuse son erreur stylistique.

La qualité du texte est certes décevante comparée à la puissance de son message, mais en faisant abstraction de la simplicité de l’écriture, ce roman, aussi petit soit-il, est profondément grand et c’est pour cette raison qu’il doit être lu.

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