Les Justes

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Titre : Les Justes

Auteur : Albert Camus

Éditions : Folio

Pages : 150

  • Quatrième de couverture :

Ne pleurez pas. Non, non, ne pleurez pas ! Vous voyez bien que c’est le jour de la justification. Quelque chose s’élève à cette heure qui est notre témoignage à nous autres révoltés : Yanek n’est plus un meurtrier. Un bruit terrible ! Il a suffi d’un bruit terrible et le voilà retournée à la joie de l’enfance. 

  • Mon avis :

Après lecture des Mains sales de Sartre, je me suis dit qu’il serait bien et pertinent de lire Les Justes, ces deux pièces étant complémentaires puisqu’elles traitent du même sujet. Ce fut également pour moi l’occasion de me réconcilier avec Camus à qui j’avais tourné le dos depuis quelques années. 

« Et puis, nous tuons pour bâtir un monde où plus jamais personne ne tuera ! Nous acceptons d’être criminels pour que la terre se couvre enfin d’innocents. »

Pièce de théâtre basée sur des faits réelles, elle raconte comment cinq personnes, des socialistes révolutionnaires, ont commis l’assassinat du grand-duc de Moscou, Serge. Vu le risque élevé de cette action, les choses ne se déroulent pas comme prévu.

Cinq actes suffisent à Albert Camus pour donner sa vision humaniste sur les évènements ayant touché la Russie au début du XXème siècle. L’intrigue est rapide, simple mais extrêmement captivante. Il est certain que le destin des personnages n’est pas écrit à l’avance.

« Même les lâches peuvent servir la révolution. Il suffit de trouver leur place. »

Une intrigue trop prompte pour s’attacher véritablement aux cinq personnages de ce texte, néanmoins j’ai trouvé que Kaliayev était celui qui se distinguait le plus des autres et pour qui j’ai eu une petite préférence. Peut-être est-ce parce qu’il est trop idéaliste ou pas assez réaliste ? Tous les personnages de cette pièce sont forts avec une ambition démesurée de servir la cause, de mourir pour elle. Je ne voulais pas quitter ces personnages, certainement parce que les laisser revenait à rompre avec la puissance de ce texte.

Il est certain que Camus a, à son tour, écrit quelque chose de très bon. Il parle de la révolte tout en invoquant divers sentiments comme la tristesse, la haine mais également l’amour. L’idée de justice est également très forte selon la manière dont on interprète celle-ci.

« La mort sera ma suprême protestation contre un monde de larmes et de sang… »

J’ai irrévocablement préféré Les Mains sales aux Justes, mais cette lecture reste marquante. Albert Camus a rendu son récit authentique, certainement pour les thèmes qu’il aborde et dont l’interprétation est libre pour chaque lecteur. Une belle découverte renforçant mon envie de redécouvrir cet auteur.

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