La Débâcle

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Titre : La Débâcle

Auteur : Émile Zola

Éditions : Folio

Pages : 663

  • Résumé de la quatrième de couverture : 

Sedan, l’effondrement de la France impériale, frivole et corrompue, devant « l’esprit scientifique » de l’Allemagne et l’implacable mécanique de ses armées. La défaite, le siège de Paris, le brasier de la Commune, « l’exécrable semaine » de la répression versaillaise. Reportage militaire d’une scrupuleuse exactitude, fresque de deuil, de souffrance et de sang, le roman est aussi l’analyse de la déchirure qui est au coeur de la conscience collective des Français et que juin 1940 fera revivre.

 

  • Mon avis :

Dix-neuvième et avant-dernier tome des Rougon-Macquart, La Débâcle est un pavé impressionnant, relativement complexe mais très riche en informations historiques. Un défi saisissant relevé avec brio par le maître. 

« N’est-ce pas l’homme pitoyable qui a introduit l’idée de justice et de paix, lorsque l’impassible nature n’est qu’un continuel champ de massacre ? »

Jean Macquart, caporal dans l’armée de l’empereur se trouve en pleine guerre contre la Prusse. Il est difficile de croire qu’il aurait pu survivre à toutes les atrocités de cette guerre sans sa précieuse amitié avec Maurice Levasseur. Cependant, rien ne va se passer comme prévu lorsque l’armée prussienne commence à envahir Sedan.

Dans ce roman, Zola a fait le choix de traiter deux évènements historiques : la défaite de Sedan de 1870 et la Commune de 1871. C’est le thème de la guerre qui ressort ici, son côté sanglant sans rien épargner de la souffrance et de la peur des soldats, mais aussi l’ennui qu’ils endurent et la terrible attente. Une description de la rude vie menée par les soldats mais également au-delà de la misère de la guerre, l’importance de l’amitié dans des temps aussi critiques.

« Pourquoi perdre un jour ? Ce n’était pas parce quoi se battait, que le blé cesserait de croître et le monde de vivre. »

Il est le premier Rougon-Macquart qui me perd autant dans les personnages. Ils sont certes nombreux, mais j’ai tout de même réussi à en apprécier certains, notamment Maurice. Il est l’intellectuel du roman, ce personnage est plutôt sensible et attachant. Il rutile grâce à sa forte relation avec sa soeur jumelle Henriette et à l’admiration qu’il porte à son caporal Jean. Ce dernier prendra Maurice sous son aile et le protégera toujours.

J’ai été surprise par la dureté de certaines scènes, mais il fallait qu’elles soient aussi détaillées  pour être réelles. Zola a le don de ne rien cacher à son lecteur, il lui raconte la guerre telle qu’elle est. C’est ainsi que l’on décèle la répugnance de l’auteur pour celle-ci, répugnance que j’ai partagé, tout comme la peine que j’ai pu ressentir en fermant cette œuvre.

« C’était la révolte du moi, l’engagement égoïste de l’individu qui ne veut pas se sacrifier pour l’espèce et finir. »

Un roman long sur le début mais qui attire assez vite l’intérêt du lecteur. Comment ne pas s’attacher à ces personnages qui vivent ce qu’il y a de pire ? Comment rester insensible devant des mots aussi forts pour décrire la cruauté ? C’est un nouveau coup de maître du maître.

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