Apocalypse bébé

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Titre : Apocalypse bébé

Auteur : Virginie Despentes

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 377

 

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Virginie disparue… Quant une adolescente douloureuse est le seul point commun de tous ceux qui, de Paris à Barcelone, la cherchent sans la connaître et se trouvent sans la sauver.

 

  • Mon avis :

Après King Kong Théorie et Bye Bye Blondie, je me suis replongée dans la lecture de Despentes avec Apocalypse bébé. Ayant reçu le Prix Renaudot en 2010, je me suis dit que ce roman devait être vraiment particulier. Mais je l’ai lu et bien que j’ai apprécié cette lecture (moins que la plume de l’auteure), mon ressenti reste incertain. 

Valentine, adolescente rebelle accumulant divers scandales, a disparu. Lucie, détective privée quelque peu perdue dans sa vie, a été engagée par la grand-mère de Valentine afin de la retrouver. Elle va former une équipe plus qu’atypique avec la Hyène dont les méthodes se révèlent être plus que radicales. Elles vont traverser la France jusqu’à Barcelone pour mener leur enquête.

« Que la peur change de côté, ça ferait du bien. »

La fugue de Valentine est le fil conducteur de cette intrigue racontée par Lucie. Il n’est pas désagréable de suivre le duo de détectives dans leur aventure, certainement parce qu’elles rencontrent de nombreux autres personnages qui vont façonner l’intrigue dans chaque nouveau chapitre. C’est ainsi que l’on est face à plusieurs petites histoires concernant ces personnages qui sont toutes en lien avec Valentine ou avec sa disparition.

Comme pour les autres romans de Despentes, je trouve qu’il est assez difficile de s’attacher aux personnages. Le plus étonnant réside dans le fait qu’ils ne sont pas sans saveur, bien au contraire, ils sont vraiment travaillés, parfois même trop complexes. Mais il semble il y avoir une barrière entre eux et nous. Lucie, la fameuse détective-narratrice, est caractérisée comme étant un personnage antihéros. Son manque d’optimisme est parfois risible. Toutefois, le plus intéressant dans ce roman est le lien formé entre Lucie et la Hyène qui sont à l’opposé l’une de l’autre, et pourtant elles semblent si proches. Lucie s’efface au profit de la Hyène, mais elle reste très présente. Avec une carrure de leader, la Hyène prend les commandes de l’enquête et même de l’intrigue.

« Une main invisible était venue la repêcher alors qu’elle était sur le point de fuir, pour la ramener sur les rails qui lui étaient destinés, s’assurer qu’elle aille bien jusqu’au dénouement. »

C’est dans un style toujours aussi direct et relativement cru, avec des descriptions parfois très trash, que Virginie Despentes brille une nouvelle fois. On retrouve ses thèmes de prédilection comme la sexualité, l’homosexualité, la violence, la religion ou la société. Malgré l’efficacité de son style, la fin du roman est une petite déception. Bien que surprenante, elle est trop expéditive à mon goût, sans réelle explication même si je pense qu’en relisant le texte on pourrait certainement mieux comprendre cette fin amère.

Cette lecture est certes bonne, voire-même très bonne, mais il y a quelque chose qui manque à l’intrigue et qui aurait pu la rendre bien plus renversante et prenante qu’elle ne l’est.

 

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Une réflexion au sujet de « Apocalypse bébé »

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