La Duchesse de Langeais

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Titre : La Duchesse de Langeais

Auteur : Balzac

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 248

 

  • Résumé de la quatrième de couverture : 

La duchesse de Langeais est l’une des grandes divinités féminines de notre littérature. Issue d’un sang illustre, Antoinette de Navarreins voit le jour en 1794, sous la Terreur, une bien sombre étoile qui sera pour elle la marque du destin. Quelque vingt ans plus tard, séparée de son mari abhorré, c’est l’une des gloires mondaines du Faubourg Saint-Germain. Mais que dissimule la coquetterie glacée de cette aristocratique Célimène ? Et par quel étrange sortilège l’incandescente passion d’Armand de Montriveau va-t-elle la consumer ? 

  • Mon avis :

Il faut croire que Balzac ne cesse de m’étonner ces derniers temps. Après La Femme de trente ans qui fut une lecture plus que plaisante et marquante, La Duchesse de Langeais se révèle être tout aussi bien si ce n’est mieux.

Suite au rapide délaissement de son mari, Antoinette, duchesse de Langeais, se méfie de l’amour et des sentiments humains. D’apparence séductrice, elle ne laissera pas indifférent Armand de Montriveau qui tombera inévitablement sous son charme. Malheureusement, ce qui s’apparente à un coup de foudre s’avère être à sens unique. L’indifférence de la duchesse touchera profondément Armand. Dès lors, les amants ne cesseront de s’aimer et de se fuir.

« Mais, pour moi désormais, le bonheur, n’est-ce pas de vous voir, de vous entendre… Jusqu’à présent je n’avais que souffert, et maintenant je comprends que je ne puis être malheureux. »

Ce roman est raconté d’une façon atypique puisqu’il commence par le dénouement. Divisé en trois parties, la première relate les retrouvailles des amants et la troisième l’enlèvement de la duchesse devenue religieuse. Quant à la deuxième partie, il s’agit de la plus intéressante. C’est celle où Balzac fait un retour en arrière de cinq ans, pour nous dévoiler toute l’histoire d’Antoinette et d’Armand. Bien qu’elle semble complexe, cette structure narrative est captivante : connaitre la fin de l’histoire avant le début permet à la tension d’être plus prononcée.

« L’amour et la passion sont deux différents états de l’âme que poètes et gens du monde, philosophes et niais confondent continuellement. L’amour comporte une mutualité de sentiments, une certitude de jouissances que rien n’altère, et un trop constant échange de plaisirs, une trop complète adhérence entre les cœurs pour ne pas exclure la jalousie. La possession est alors un moyen et non un but ; une infidélité fait souffrir, mais ne détache pas ; l’âme n’est ni plus ni moins ardente ou troublée, elle est incessamment heureuse ; enfin le désir étendu par un souffle divin d’un bout à l’autre sur l’immensité du temps nous le teint d’une même couleur : la vie est bleue comme l’est un ciel pur. La passion est le pressentiment de l’amour et de son infini auquel aspirent toutes les âmes souffrantes. La passion est un espoir qui peut-être sera trompé. Passion signifie à la fois souffrance et transition ; la passion cesse quand l’espérance est morte. »

La duchesse est un personnage hautain pour qui je n’ai éprouvé aucune sympathie. Je l’ai trouvée manipulatrice, jouant de ses charmes pour séduire Armand dans le seul but de mettre fin à leur relation aussi insignifiante soit-elle. Toutefois, Armand m’a touchée pour la profondeur de ses propos et pour la passion qu’il éprouve à l’égard d’Antoinette. Il est prêt à tout pour la satisfaire au détriment de son propre bonheur qui laissera vite place à un profond malheur.

J’ai évoqué plus haut que la duchesse était devenue une religieuse, en effet, Balzac évoque dans son œuvre la religion et c’est certainement ce que j’ai trouvé le moins agréable à ma lecture. Mais elle est bien évidemment moins présente que la passion amoureuse dont Balzac peint un portrait absolument incroyable. C’est avec plaisir que l’on se perd dans ses descriptions, qu’elles portent sur des lieux ou sur les sentiments, elles en deviennent poétiques.

« Si vous pouvez si facilement vous dispenser de me voir, si vous ne m’avouez ni pour ami, ni pour amant, vous ne m’aimez pas ! Et moi, pauvre fou, je me dis cela, je le sais, et j’aime. »

Je fus de nouveau agréablement surprise par ma lecture de Balzac. La Duchesse de Langeais est un roman émouvant pour ses mots et attrayant pour la nature humaine qu’il dévoile.

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2 réflexions au sujet de « La Duchesse de Langeais »

  1. Ping : Bilan février 2017 | justinsunrise

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