Faust

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Titre : Faust

Auteur : Goethe

Éditions : Librio

Pages : 155

 

  • Résumé de la quatrième de couverture :

Faust, vieil alchimiste allemand épris de connaissance, « être troublé par la passion », signe un pacte avec Méphistophélès : celui-ci lui rendra la jeunesse, lui offrira les plaisirs terrestres et le servira fidèlement dans ce monde. En échange, Faust s’engage à lui livrer son âme…

Une succession effrénée de drames découle alors du pacte diabolique : à trop vouloir, et par tous les moyens, Faust finira par tout perdre…

 

  • Mon avis :

Mon intérêt pour Goethe porte surtout sur son écriture et la manière qu’il a d’exprimer le ressenti, les sentiments de l’homme. Faust est considéré comme étant l’oeuvre la plus importante de Goethe, un monument théâtral également traité par Marlowe. 

« Ô bienheureux qui peut encore espérer de surnager dans cet océan d’erreurs ! On use de ce qu’on ne sait point, et ce qu’on sait, on n’en peut faire aucun usage. »

La connaissance de Faust ne semble pas avoir de limites. Il a passé sa vie à toujours vouloir plus, à vouloir tout apprendre au point qu’il n’y arrive plus. C’est à ce moment que surgit Méphistophélès, esprit diabolique qui va proposer un pacte à Faust, ce dernier, accepte et livre son âme au diable.

Le livre s’ouvre avec un prologue sur le théâtre, qui semble donner la vision que Goethe porte sur celui-ci, ce qui s’est révélé être fort intéressant, surtout dans la manière dont il exprime son opinion. Puis la véritable intrigue débute et on découvre le personnage de Faust qui, perdu, va pactiser avec Méphistophélès. Celui-ci prenant vite la situation pour acquise, va vite déchanter en se rendant compte que Faust est une marionnette plutôt difficile à gérer.

« L’homme croit d’ordinaire, quand il entend des mots, qu’ils doivent absolument contenir une pensée. »

Les personnages sont peu nombreux pour une pièce de théâtre, ce qui est étonnant et appréciable, parce qu’ils sont tous assez complexes à comprendre. Marguerite, jeune femme dont s’éprend Faust, est charmante, bien qu’elle semble relativement perdue. Je m’attendais à ce que Méphistophélès soit un personnage loufoque, totalement décalé, une sorte de bouffon diabolique. Mais ce n’est pas le cas et son sérieux m’a vraiment surprise, certainement parce qu’il se marie bien avec le caractère de Faust, personnage atypique mais incroyablement intéressant, qui ne forme qu’un avec la figure du diable.

J’ai été, une nouvelle fois, charmée par l’écriture ensorcelante de Goethe. Il y a vraiment quelque chose de fort troublant dans ses mots, ses phrases. Toutefois, ce texte-ci n’est pas aussi puissant  et émouvant que l’est celui des Souffrances du jeune Werther. Mais la force de cette oeuvre se ressent dans les échanges entre Faust et Méphistophélès, qui se questionnent aussi bien sur l’intérêt de la connaissance, que sur celui d’autrui et de la vie.

« Un pareil fou, amoureux, serait capable de vous tirer en l’air le soleil, la lune et les étoiles, comme un feu d’artifice, pour le divertissement de sa belle. » 

Cette pièce est à lire pour son succès considérable, mais aussi pour découvrir, si ce n’est pas déjà fait, la plume de Goethe. Peut-être qu’après lecture, nous apprenons plus que n’a appris Faust. Il me reste plus qu’à découvrir la version de Marlowe qui, j’espère, me plaira autant que celle-ci.

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2 réflexions au sujet de « Faust »

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