Je t’ai rêvé

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Titre : Je t’ai rêvé

Auteur : Francesca Zappia

Éditions : Robert Laffont

Pages : 442

  • Résumé de la quatrième de couverture :

La folie est son quotidien. Rien ne la préparait à être « normale ».

-On joue au jeu des vingt questions ?

-Ok, mais c’est moi qui les pose cette fois.

-Ça marche.

-Si je devine en moins de cinq questions, je serai vraiment déçue.

Il esquisse un sourire et répond :

-Ne m’insulte pas.

-Est-ce que tu es vivant ?

-Oui.

-Tu habites ici ?

-Oui.

-Je te connais ?

-Oui.

-Est-ce que je t’ai rêvé ? 

 

  • Mon avis :

Quand ce livre est sorti, tout le monde en parlait. D’abord pour sa couverture, puis pour son intrigue. Un livre sur la schizophrénie ? Tellement rare. C’était à parier qu’il serait perturbant, bien que j’ai eu un peu de mal pour certains éléments de l’intrigue. 

Alex pourrait être une adolescente comme les autres, sauf qu’elle est atteinte de schizophrénie, depuis son enfance. La grande interrogation de sa vie est de savoir ce qui est réel et ce qui ne l’est pas. Jusqu’à présent elle s’en est plutôt bien sortie, mais elle va faire une rencontre qui va tout remettre en question et notamment le fameux jour, au supermarché, où elle a voulu sauver les homards. Est-ce qu’elle l’a rêvé ?

Le point fort de l’intrigue est son sujet : la schizophrénie. Il est assez complexe de savoir, au fil de la lecture, ce qui est réel ou non, ce qui est imaginé par Alex et ce qui ne l’est pas. Ce que l’on sait, en tant que lecteur, est sans cesse remis en question et je crois que c’est ce qui rend ce livre dérangeant. Je crois aussi que ce livre est plus qu’une simple histoire d’adolescente, déjà parce qu’avec Alex, rien n’est simple, et surtout parce que c’est l’histoire de la vie et de soi. Oui il y a une histoire d’amour, bien que l’on peut faire abstraction dessus, oui il y a problème familial, mais il y a principalement cette éternelle remise en question, sur la vie, sur qui on est.

Au début, j’ai eu du mal avec Alex, avec son comportement, son langage, il m’a fallu du temps avant de me dire qu’elle n’était qu’une adolescente. Puis je me suis mise à douter avec elle parce qu’il est obligé de se demander si ce qu’elle nous raconte est vrai ou non. Les autres personnages n’aident pas non plus, et plus particulièrement Miles, bien évidemment, qui est mystérieux, parce qu’il en faut un de garçon mystérieux dans l’histoire. J’ai aimé leur relation qui est basée sur le secret de qui ils sont réellement et sur la peur constante de se dévoiler, la méfiance d’autrui.

« Einstein a dit : « La folie c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent. » […] D’après la définition d’Einstein, j’étais folle. »

Si ce livre a autant fait parler de lui c’est pour la force qu’il dégage. Cette force vient du vécu des personnages. La schizophrénie est ici le fil conducteur mais elle nous plonge dans les tréfonds de la confiance en soi, de l’amitié, de l’apparence et du passé. Ce livre aurait pu être meilleur s’il n’avait pas été aussi simple que cela.

Me détachant du roman jeunesse, je suis certainement passée à côté de la profondeur des personnages, et surtout de celui d’Alex, néanmoins je recommande ce roman qui est beau, émouvant et très subtil. Je vous laisse à présent dissocier le rêve de la réalité.

  • Ma note :

8/10

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3 réflexions au sujet de « Je t’ai rêvé »

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