Nouvelles roses

nouvelles-roses

Titre : Nouvelles roses

Auteur : Émile Zola

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 409

  • Résumé :

Écrites pour l’essentiel entre 1875 et 1880, les nouvelles de Zola ont été publiées, incomplètement et dans un ordre aléatoire, en 1882 et en 1885. Elles sont, tout autant que ses romans, révélatrices de l’attention que l’auteur portait au monde contemporain, des pentes de son imaginaire et de sa virtuosité narrative.

Les Nouvelles roses suivent une ligne d’insouciance, d’ironie amusée, de sérénité retrouvée ou de burlesque aimable.

  • Mon avis :

Après les fameuses Nouvelles noires du maître, je me suis lancée dans la lecture des Nouvelles roses, recueil qui comporte également neuf nouvelles réparties elles aussi en trois triades.

« La Semaine d’une Parisienne » est étonnante dans la richesse des détails qu’elle présente et qui proviennent du quotidien de la baronne Georgette, qui semble être vouée à l’éternelle oisiveté bien connue des bourgeois de l’époque. Rien de plus plaisant que de plonger dans cet univers mondain   propre à la société parisienne, dans laquelle le seul but est de se faire un nom et de trouver sa place.

«  Savez-vous, voilà comme j’aime entendre la musique. Je l’aime quand elle se change en rêve. »

« La Semaine d’une Parisienne »

« Nantas » est l’une des nouvelles les plus connues de Zola. Nantas doit se marier et c’est ici qu’intervient la charmante Flavie. Suite à un accord commun, ils doivent respecter l’indépendance de leur conjoint, ne pas empiéter sur ses activités, seules la fortune et l’apparence comptent. Mais le drame arrive, Nantas tombe amoureux de Flavie qui le rejette, la paranoïa n’est alors. C’est humiliant, c’est triste, mais beau, car il suffit d’un malheur pour que Flavie ouvre ses yeux…

« Il entendait forcer le bonheur, comme il avait forcé la fortune. »

« Nantas »

« Les Parisiens en villégiature » comporte en réalité cinq courtes nouvelles dont je ne retiendrais que « Une farce », certainement par ce qu’elle m’a de suite fait penser à « Pour une nuit d’amour » avec l’humiliation et la mise en avant de la profonde faiblesse d’un personnage. Planchet est victime de ses amis, il subit de petites plaisanteries, qui deviennent de plus en plus imposantes et graves, dont l’unique dessein est la fuite de celui-ci. La belle Louise entre en scène, elle doit lui faire croire qu’elle l’apprécie. L’ironie du sort est qu’elle finit par réellement l’apprécier ce qui rend la morale de cette histoire plus que déroutante.

« La vie était bête, les hommes supérieurs y finissaient aussi platement que les imbéciles. »

« Nantas »

« Angeline ou la maison hantée clôt le recueil sur une note décalée et frissonnante. C’est l’obsession que crée une maison qui, parait-il, est hantée par une jeune fille, Angeline, dont la mort est en quelque sorte un mystère. La réalité se mêle alors à une forme d’illusion face à l’apparition d’une nouvelle Angeline : réincarnation ou pure folie ? En réalité, le passé laisse place à une forme de renaissance marquée par un soupçon d’éternité.

Des nouvelles qui, dans l’ensemble, m’auront moins marquées que les Nouvelles noires, mais qui restent tout de même étonnantes. Je retiens surtout la profonde ironie qui semble trouver une place à chaque fois différente, mais qui dépeint toute l’insouciance d’une société faisant échos à la nôtre.

Publicités

4 réflexions au sujet de « Nouvelles roses »

  1. Ping : C’est lundi que lisez-vous ? #65 | justinsunrise

  2. Ping : Bilan + Book Haul septembre 2016 | justinsunrise

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s