Les Souffrances du jeune Werther

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Titre : Les Souffrances du jeune Werther

Auteur : Goethe

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 190

  • Résumé :

Manifeste exalté de l’impétueuse jeunesse, Les Souffrances du jeune Werther est le roman qui donna ses lettres de noblesse à Goethe. Le succès de cette oeuvre parue en 1774 fut étonnant pour l’époque et le personnage de Werther devint le symbole d’une génération entière. Quête d’absolu, transcendance de l’amour, lyrisme de la douleur… il s’agit bien là d’un des plus célèbres textes fondateurs du Romantisme. Werther, perché sur le pic solitaire de la passion qu’il éprouve pour Charlotte, est en proie au vertige. L’objet de son désir n’est autre que la fiancée de son meilleur ami, mais la pureté de son âme ne saurait tolérer l’idée même d’une trahison. Goethe ne se contente pas de mettre en scène un terrible dilemme, il livre une analyse extrêmement fine des tourments intérieurs de son personnage qui finira par se donner la mort. Mais le suicide de Werther n’est pas seulement la réaction suprême à un amour impossible, il résulte également d’un terrible constat d’échec : l’humain ne peut atteindre l’absolu, la souffrance est une fatalité à laquelle aucun être sensible ne peut se soustraire. Une oeuvre qui met en lumière la cruauté de l’existence, qui inflige à l’innocence son macabre cortège de désillusions.

  • Mon avis : 

Si ce roman est si extraordinaire, c’est certainement parce qu’il s’agit de l’un des plus importants de Goethe et je crois qu’on ne peut s’en rendre compte qu’après l’avoir lu. 

A travers des lettres envoyées à son ami Wilhelm, Werther va raconter sa rencontre avec Charlotte, la jeune femme dont il est tombé éperdument amoureux et dont vers qui toutes ses pensées sont tournées. La seule ombre à ce beau tableau est Albert, le promis de Charlotte qui est également l’ami de Werther. Ce dernier va alors parler de la souffrance qu’il endure au quotidien dont la source est un bonheur rêvé qu’il ne peut atteindre.

« Ah ! l’homme est si passager que là même où il a proprement la certitude de son existence, là où il peut laisser la seule vraie impression de sa présence dans la mémoire, dans l’âme de ses amis, il doit s’effacer, disparaître, et si vite ! »

Quand je pense à un roman épistolaire, ma référence est Les Liaisons dangereuses de Laclos. Cependant, l’oeuvre de Goethe est différente parce qu’on plonge dans l’intimité d’un personnage torturé par ses émotions et qui va se révéler peu à peu au lecteur sans rien dissimuler. Sa souffrance va être partagée. Si le personnage suit une évolution, c’est uniquement parce que son amour pour Charlotte se renforce de jour en jour. La passion évoquée ici est si forte qu’elle en devient perturbante.

J’ai beaucoup apprécié la mélancolie ainsi que la sincérité et la sensibilité de Werther qui font de lui le héros romantique par excellence. On partage sa peine, on souhaite son bonheur et on souffre avec lui. Bien qu’il soit caractérisé par sa passion pour Charlotte, il n’en reste pas moins charismatique et grandement intéressant. Il est prêt à tout pour Charlotte, et ce tout sera la cause de sa destruction. Je pense que la place de Charlotte n’est pas la plus évidente : elle partage une forte amitié avec Werther tout en connaissant ses sentiments et en étant promise à Albert. Malgré tout, elle ne s’apercevra que trop tard de l’importance de Werther, ce qui est certainement l’une des choses les plus tristes de ce roman.

« Quelquefois je ne puis comprendre comment un autre peut l’aimer, ose l’aimer, quand je l’aime si uniquement, si profondément, si pleinement ; quand je ne connais rien, ne sais rien, n’ai rien qu’elle. » 

La plume de Goethe est tout simplement divine. Dans chaque phrase se dégage une émotion particulière qui donne vie au texte. On ressent une profonde sincérité qui perdure au fil des pages qui fait à la fois du bien et du mal, pour toutes les vérités sur l’homme que l’on retrouve dans ce texte.

Malgré les aprioris possibles au sujet de ce livre et de l’auteur, cette oeuvre est belle et puissante dans ses mots et ses émotions qu’elle partage. A découvrir !

« Pourquoi faut-il que ce qui fait la félicité de l’homme devienne aussi la source de son malheur ? »
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5 réflexions au sujet de « Les Souffrances du jeune Werther »

  1. Ping : C’est lundi que lisez-vous ? #64 | justinsunrise

  2. Ping : Bilan + Book Haul septembre 2016 | justinsunrise

  3. Océane - Entournantlespages

    Ayant entendu beaucoup son nom, je me dis que ça serait bien de lire enfin un livre de Goethe mais je ne sais vraiment pas par lequel commencer. Ton avis me donne bien envie de lire ce livre-là, surtout que j’aime beaucoup les romans épistolaires, comme notamment Les liaisons dangereuses qui es un chef-d’œuvre !

    Répondre
    1. justinsunrise Auteur de l’article

      Ce roman est assez critiqué mais en effet, tu peux commencer par celui-ci qui est vraiment vraiment bien pour un roman épistolaire (il n’arrive cependant pas à la cheville des Liaisons ahah) !

      Répondre
  4. Ping : Bilan annuel 2016 | justinsunrise

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