Et elle me parla d’un érable, du sourire de l’eau et de l’éternité

Et elle me parla

Titre : Et elle me parla d’un érable, du sourire de l’eau et de l’éternité

Auteur : Antoine Paje

Éditions : Fleuve

Pages : 301

 

* Résumé de la quatrième de couverture :

Du point de vue des critères de la société d’aujourd’hui, Alexandre Khraunos a tout pour être heureux. Il cumule un physique avenant, une excellente situation professionnelle, et il vient de trouver un agréable appartement à louer dans un immeuble tranquille de la capitale. Dorloté par Elise Beauregard, sa voisine qui lui mitonne des petits plats, il semble épanoui.

Mais lorsque la vieille dame douce et charmante meurt seule à l’hôpital, il commence à prendre la mesure du désert affectif qu’est en réalité sa vie, et surtout son manque évident d’attention aux autres.

Hormis son cousin avec qui il a été élevé par sa tante Catherine après le décès de sa propre mère, il n’a personne. Il décide un jour de reprendre contact avec un ancien camarade de classe, Guillaume, qu’il découvre père de famille et marié à une femme remarquable : Emma. Grâce à ce couple aussi amoureux que bienveillant, Alexandre va peu à peu se mettre à l’écoute des minutes décisives qui vont changer son existence de manière radicale…

 

* Mon avis :

C’est le titre peu commun de ce livre qui a attiré mon attention, cet aspect poétique et vivant qu’il dégage. Avant de le débuter, on se rend compte que ce livre peut être considéré comme une sorte d’ode à la vie.

Alexandre est un jeune homme qui va, contre toute attente, se lier d’amitié à Elise Beauregard, une vieille dame qui est sa voisine. Lorsque celle-ci va mourir, Alexandre va prendre conscience de la vie qui l’entoure et de ses proches.

« Quelques mots, toute la différence entre un désert de silence et un reste d’humanité auquel on s’accroche, parce qu’on est désespéré de voir le monde des vivants s’éloigner de plus en plus. »

La seule chose que l’homme ne peut maîtriser est le temps et sa multitude de minutes qui, parfois, peuvent nous échapper. C’est ce dont ce livre parle, de ces minutes précieuses que l’on vit au cours de notre existence et dont nous ne nous rendons pas compte. Alexandre va en vivre dix-neuf parmi lesquelles il va faire des rencontres, perdre des proches, se remettre en question et vivre, tout simplement. Au fil des pages, l’auteur, Antoine, fait son apparition en expliquant pourquoi les minutes d’Alexandre sont si importantes et pourquoi elles peuvent se refléter en chacun de nous.

Alexandre est un personnage basique, celui qui cherche un sens à son existence, qui n’est ni bon, ni mauvais. Pourtant, la quête de lui-même qu’il entreprend est certes existentielle, mais elle apparaît plutôt comme la quête que l’on réalise tous, à un moment précis de notre vie. J’ai bien aimé le couple Guillaume-Emma qui forme la perfection et cette plénitude que l’on retrouve tout au long du roman.

« Si peu de choses sont véritablement définitives dans une vie humaine ! Nos belles minutes, nos rencontres modificatrices, nos prises de conscience, sont autant de fertilisants qui contribuent à l’arbre que nous sommes ou que nous deviendrons. »

Il y a quelque chose de sincère et de vrai dans l’écriture d’Antoine Paje. Quelque chose qui apaise et qui montre qu’il reste un semblant d’humanité là où on ne s’y attend pas. Cette évocation des minutes importantes dans nos vies est assez étonnante. Lorsqu’on y pense, l’auteur a raison et c’est ce qui fait la force majeure de ce roman.

C’est une histoire poétique et profondément humaine qui fait un bien fou. Il permet de voir les choses différemment et peut-être même de réfléchir à deux fois aux actes commis. Prenez quelques minutes de votre temps pour découvrir ce roman.

 

* Ma note :

8/10

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2 réflexions au sujet de « Et elle me parla d’un érable, du sourire de l’eau et de l’éternité »

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