Buvard

Buvard

Titre : Buvard

 Auteur : Julia Kerninon

Éditions : Babel

Pages : 215

 

* Résumé de la quatrième de couverture :

Quand Lou passe pour la première fois la porte de Caroline N. Spacek, il ne connaît d’elle que ses livres. A trente-neuf ans, elle vit recluse dans la campagne anglaise après avoir connu une gloire précoce et scandaleuse : ses premiers romans ont choqué par la violence de leur univers et la perfection de leur style. Issue d’un milieu marginal, elle a appris très jeune a combattre, elle a aussi appris à fuir.

Lou ne sait pas vraiment pourquoi elle a accepté de le recevoir, lui, le simple étudiant pétri d’admiration, mais il va l’apprivoiser. Ensemble, durant un été, ils vont reconstruire une trajectoire minée de secrets.

 

* Mon avis :

Buvard est un livre comme on en trouve peu de nos jours. D’aspect, il apparaît comme étant un bel objet, mais une fois qu’on l’ouvre, l’histoire, qui est d’une beauté incroyable, prend le dessus et se transforme en une sorte d’addiction jusqu’à la dernière page tournée.

Lou est un étudiant qui a une profonde admiration à l’égard de l’auteure Caroline N. Spacek qu’il décide d’interviewer. Malgré une rencontre quelque peu complexe, Lou va séjourner pendant deux mois chez Caroline et va apprendre à connaître celle qui, pendant des années, a fui les médias pour garder son intimité et ses secrets.

« J’ai des souvenirs, et c’est une bonne chose de ne pas en avoir davantage. »

Dès les premières pages du roman j’ai été conquise. Ce livre évoque la vie de Caroline N. Spacek, célèbre auteure fictive, mais aussi une partie de celle de Lou. Au fil des pages, on se rend vite compte qu’ils ont tous les deux un passé difficile qui les lie étrangement. Mais derrière tout cela se cache une forme d’hommage rendu à l’écriture. Julia Kerninon évoque la façon dont son personnage a appris à écrire et à connaître la littérature. C’est avec une certaine douceur que l’on plonge dans un univers d’une beauté surprenante.

J’ai adoré Lou ainsi que sa naïveté, sa curiosité, sa discrétion et sa sensibilité étonnante. Ce personnage, qui est aux antipodes de Caroline, est profondément touchant. Cette dernière est une sorte de bombe à retardement prête à exploser, elle est le savant mélange entre la violence et la sensibilité. Son passé, qui est plus que difficile, l’a rendue dure et sauvage. Néanmoins, son amour pour la littérature semble indestructible ce qui laisse entrevoir une lueur de fragilité derrière ce personnage au fort caractère.

« C’était l’autorité du succès et de la chute, les moyens du bord, la permanence des cicatrices, mon style, c’était la solitude, l’échec. »

La manière dont Julia Kerninon décrit l’écriture de son personnage Caroline est assez perturbante car on croirait qu’elle parle de sa propre manière d’écrire. Cette forme de violence croisée à de la sensibilité se retrouve chez Julia Kerninon. Ses propres phrases sont poétiques et dégagent quelque chose de bouleversant.

Ce livre m’a touchée, perturbée et parfois même outrée, mais il n’en reste pas moins intéressant et riche du point de vue de l’intrigue. Le talent de l’auteure est incroyable et indéniable. Pour un premier roman, elle s’en sort fort bien ce qui est prometteur pour ses prochaines œuvres. Avant cela, il va de soi que je vous conseille cette lecture.

 

* Ma note :

9/10

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2 réflexions au sujet de « Buvard »

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