Hiroshima mon amour

Hiroshima mon amour

Titre : Hiroshima mon amour

Auteur : Marguerite Duras

Éditions : Folio

Pages : 155

 

* Quatrième de couverture :

LUI : Tu n’as rien vu à Hiroshima. Rien.

ELLE : J’ai tout vu. Tout… Ainsi l’hôpital je l’ai vu. J’en suis sûre. L’hôpital existe à Hiroshima. Comment aurais-je pu éviter de le voir ?

LUI : Tu n’as pas vu l’hôpital à Hiroshima. Tu n’as rien vu à Hiroshima…

ELLE : Je n’ai rien inventé.

LUI : Tu as tout inventé.

ELLE : Rien. De même que dans l’amour cette illusion existe, cette illusion de pouvoir ne jamais oublier, de même que j’ai eu l’illusion devant Hiroshima que jamais je n’oublierai. De même que dans l’amour.

 

* Mon avis :

J’ai débuté ma découverte de Duras avec pas n’importe quel livre : Hiroshima mon amour, un texte si particulier car il fait penser à une pièce de théâtre dans sa mise en forme, mais en réalité, il s’agit du scénario du film éponyme d’Alain Resnais.

Une Française rencontre un Japonais à Hiroshima, lieu dont elle prétend tout connaître. Ils vont vivre une brève romance se basant sur Hiroshima qui semble hanter l’esprit de la Française.

« Comme toi, je suis douée de mémoire. Je connais l’oubli. »

Il est assez complexe de parler de ce livre qui est lui-même complexe. On est vraiment dans la lecture d’un scénario où tout est décrit : des scènes précises du film sont mentionnées telle quelles, des indications en rapport aux déplacements des personnages ou aux décors sont également mis en avant, etcétéra… Le tout peut fait penser aux didascalies du théâtre, d’où la possible confusion. L’intrigue est relativement plate, linéaire et redondante, sans grand bouleversement, mais elle n’en est pas pour autant inintéressante. Après réflexion, quand on regarde les dialogues, on pourrait penser à du Beckett.

Il y a peu de choses à dire sur les personnages parce que l’auteure donne peu d’informations sur eux, outre dans les appendices qui ont une réelle importance ici pour mieux comprendre ce qui est écrit. Duras fait d’ailleurs le portrait du Japonais et celui de la Française qui permet d’avoir une meilleure vision d’eux et de mieux comprendre ce qu’ils attendent et recherchent.

« C’est comme l’intelligence, la folie, tu sais. On ne peut pas l’expliquer. Tout comme l’intelligence. Elle vous arrive dessus, elle vous remplit et alors on la comprend. Mais, quand elle vous quitte, on ne peut plus la comprendre du tout. »

J’ai souvent entendu dire que le style de Duras était rude, mais je pense qu’on ne peut le juger avec ce livre puisque l’approche de cette lecture est différente. Mais je crois que derrière la simplicité que l’on retrouve dans ce livre, il y a quelque chose de sincère et de beaucoup plus profond qu’on ne l’imagine.

Je n’aurais peut-être pas dû commencer par cette lecture pour découvrir Duras, mais j’en reste satisfaite. C’est le côté atypique qui se dégage du texte qui m’a intéressée et que l’on retrouve, je l’espère, dans ses autres œuvres.

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Une réflexion au sujet de « Hiroshima mon amour »

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