Entre mes mains le bonheur se faufile

Entre mes mains le bonheur

Titre : Entre mes mains le bonheur se faufile

Auteur : Agnès Martin-Lugand

Éditions : Pocket

Pages : 281

 

* Résumé de la quatrième de couverture :

Iris étouffe dans sa petite vie étriquée de la bourgeoisie de province. Un mariage qui se délite, un métier frustrant, elle s’échappe dans des drapés vaporeux et de sage petites robes sur mesure. La couture est son refuge, la machine suivant la cadence de son cœur apaisé. Jusqu’au jour de l’explosion, lorsque Iris découvre que ses parents lui ont volé ses aspirations de jeunesse.

Alors elle déchire le carcan et s’envole pour suivre la formation dont elle rêvait. Et, de fil en aiguille, sous l’égide autoritaire de l’élégante Marthe, Iris se confectionne une nouvelle vie, dans l’exubérance du Paris mondain.

 

* Mon avis :

Je m’offre une petite session de rattrapage des livres de cette auteure qui a tant fait parler d’elle avec son premier roman poignant Les Gens heureux lisent et boivent du café. Je ne pensais pas trouver mieux que celui-ci, bien qu’il semblait évident que j’allais apprécier Entre mes mains le bonheur se faufile.

Iris est une jeune femme prisonnière dans sa vie qui semble être dictée par tous, sauf par elle. Le bonheur qui a pu exister auparavant a laissé lâchement place à une routine déplaisante. Jusqu’au jour où Iris semble se réveiller brutalement pour enfin prendre des décisions concernant sa propre vie et faire ce pour quoi elle semble vivre : la couture.

L’histoire d’Iris semble vraie dans le sens où elle peut être commune à tous. Le brusque retournement de situation dans sa vie parait inévitable et grandement nécessaire pour elle. On découvre alors le milieu de la couture, de la richesse et du luxe qui semble sans limite. Mais ce n’est pas pour autant que tout est gagné d’avance, car lorsque l’on croit qu’elle a atteint la source du bonheur, tout s’effondre de nouveau. Ce livre est une montagne russe incessante.

Beaucoup comparent le personnage d’Iris à celui de Diane dans Les Gens parce qu’elles sont à l’opposé l’une de l’autre. Mais contrairement à beaucoup, j’ai fortement apprécié Iris pour sa naïveté. Iris apprend à se forger pour devenir une femme forte avec de l’ambition prête à réaliser son rêve le plus précieux. Bien que sa force soit timide et fragile, je l’ai trouvée incroyablement grande et impressionnante. Son mentor, Marthe, m’a laissée un goût amer, une sorte de déception pour ce personnage si imposant. Néanmoins, je tire mon chapeau à Gabriel, non pas pour son charme légendaire, mais pour la personne qu’il est réellement et qu’il dissimule à merveille aux yeux de tous.

Bien qu’Agnès Martin-Lugand relate des récits dégoulinant d’amour, de drame et de bonheur, ce livre, tout comme Les Gens, fait un bien fou. C’est une bouffée d’air frais qui regorge de vie. La délicatesse de sa plume est irrévocable et séduit par ses mots.

Je ne voulais pas laisser Iris, qui apparaît non pas comme un simple personnage de roman mais plus comme un modèle ou une représentation de soi. Elle est le reflet de la propre vie du lecteur et c’est pour cela, juste pour elle, qu’il faut lire ce livre profondément humain.

 

* Ma note :

8.5/10

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2 réflexions au sujet de « Entre mes mains le bonheur se faufile »

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