La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

La vérité sur l'affaire harry quebert

Titre : La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert

Auteur : Joël Dicker

Éditions : De Fallois

Pages : 855

 * Résumé :

 À New York, au printemps 2008, lorsque l’Amérique bruisse des prémices de l’élection présidentielle, Marcus Goldman, jeune écrivain à succès, est dans la tourmente : il est incapable d’écrire le nouveau roman qu’il doit remettre à son éditeur d’ici quelques mois. Le délai est près d’expirer quand soudain tout bascule pour lui : son ami et ancien professeur d’université, Harry Quebert, l’un des écrivains les plus respectés du pays, est rattrapé par son passé et se retrouve accusé d’avoir assassiné, en 1975, Nola Kellergan, une jeune fille de 15 ans, avec qui il aurait eu une liaison.
Convaincu de l’innocence de Harry, Marcus abandonne tout pour se rendre dans le New Hampshire et mener son enquête. Il est rapidement dépassé par les événements : l’enquête s’enfonce et il fait l’objet de menaces. Pour innocenter Harry et sauver sa carrière d’écrivain, il doit absolument répondre à trois questions : Qui a tué Nola Kellergan ? Que s’est-il passé dans le New Hampshire à l’été 1975 ? Et comment écrit-on un roman à succès ?

 * Mon avis :

Qui n’a pas entendu parler de La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert ? Ou plutôt, qui n’a pas entendu parler de Joël Dicker ? Il était difficile de se plonger dans ce pavé qui a tant fait parler de lui et dont les avis positifs ne cessent d’émerger à foison.

Marcus Goldman, écrivain renommé, est poussé par son éditeur pour écrire un nouveau roman. Cependant, Marcus n’a pas d’inspiration et fait face au syndrome de la page blanche. Jusqu’au jour où son mentor, Harry Quebert, est accusé d’avoir tué, 30 ans plus tôt, une jeune fille de 15 ans avec qui il avait une relation. Persuadé de son innocence, Marcus décide de découvrir la vérité.

L’intrigue de ce roman est un véritable casse-tête dans lequel le lecteur est malmené pendant 850 pages. Chaque preuve présentée ne fait que nous éloigner encore plus de la vérité. Derrière l’intrigue policière menée par le duo atypique Goldman-Gahalowood, se cache l’histoire d’amour peu croyable entre Harry et Nola. Mais ce qui est, à mon avis, de loin le plus appréciable, est le début de chaque chapitre où l’on retrouve des conseils que Harry donne à Marcus sur la façon d’écrire un roman.

« Le don de l’écriture est un don non pas parce que vous écrivez correctement, mais parce que vous pouvez donner du sens à votre vie. Tous les jours, des gens naissent, d’autres meurent. Tous les jours, des cohortes de travailleurs anonymes vont et viennent dans de grands buildings gris. Et puis il y a les écrivains. Les écrivains vivent la vie plus intensément que les autres, je crois. N’écrivez pas au nom de notre amitié, Marcus. Écrivez parce que c’est le seul moyen pour vous de faire de cette minuscule chose insignifiante qu’on appelle vie une expérience valable et gratifiante. »

Les nombreux personnages semblent tous hors du commun tellement ils baignent dans la complexité. J’ai adoré détester Marcus tout comme j’ai détesté adorer Harry. Le lien entre ces deux personnages est exceptionnel et si fort qu’il en devient étouffant pour le lecteur. Marcus est près à tout pour prouver l’innocence de son maître, au risque de mettre sa carrière et son avenir en jeu. Je vous épargne les vingt autres personnages (si ce n’est plus), outre dire tout simplement que la palme de la médiocrité revient très certainement à la chère Nola. Si le livre ne tournait pas autour de son décès et de son histoire, j’aurais préféré me passer de sa présence exécrable.

Là où Joël Dicker fait fort, est dans la manière dont il manipule son lecteur. Je peux vous assurer que vous ne voyez pas passer les 850 pages de ce roman. Il joue sur les rebondissements et les divers retournements de situations, au point qu’il n’accorde aucune pause à son lecteur, jusqu’à la fameuse fin. Jusqu’à la vérité sur l’Affaire Harry Quebert ou l’ultime coup de théâtre qui nous explose gentiment au visage.

« Un bon livre, Marcus, ne se mesure pas à ses derniers mots uniquement, mais à l’effet collectif de tous les mots qui les ont précédés. Environ une demi-seconde après avoir terminé votre livre, après en avoir lu le dernier mot, le lecteur doit se sentir envahi d’un sentiment puissant ; pendant un instant, il ne doit plus penser qu’à tout ce qu’il vient de lire, regarder la couverture et sourire avec une pointe de tristesses parce que tous les personnages vont lui manquer. Un bon livre, Marcus, est un livre que l’on regrette d’avoir terminé. »

Ce livre est vicieux pour son écriture, son intrigue, ses personnages, sa vérité. Il est addictif. Si vous ne l’avez pas encore lu, faites-le car vous ne pourrez pas le poser avant de connaître la toute fin qui va tout remettre en question. Bravo Mr. Dicker !

* Ma note :

8.5/10

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8 réflexions au sujet de « La Vérité sur l’Affaire Harry Quebert »

  1. Bookatronix

    Salut ! Je suis passé vraiment par hasard, le titre m’intriguait, et je dois avouer qu’après t’avoir lu, il sera à minima dans ma PAL, et probablement ouvert, lu et refermé d’ici cet été x)
    Bonne chronique =)

    Répondre
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