Germinal

Germinal

Titre : Germinal

Auteur : Émile Zola

Éditions : Le Livre de Poche

Pages : 568

 

* Résumé de la quatrième de couverture :

 Germinal est le récit d’une grève de mineurs sous le Second Empire, mais également de leurs souffrances et de leurs amours, de leurs révoltes et de leurs espoirs, de leur fraternité et de leurs dissensions.

Et, dans ce treizième volume des Rougon-Macquart, si Zola n’hésite pas à peindre au plus noir cette vie ouvrière, c’est qu’il souhaite conduire ses lecteurs de 1885 au sursaut nécessaire pour qu’advienne un avenir moins sombre.

C’est ainsi l’espérance qui éclaire la fin du livre et que son titre annonce : dans le calendrier révolutionnaire, Germinal était le mois du printemps – celui du renouveau.

 

* Mon avis :

 Il y a quelques années, j’ai lu la version abrégée de Germinal. A l’époque, je me souviens avoir été impressionnée par cette œuvre, j’appréhendais donc cette relecture ou plutôt lecture de l’ouvrage complet.

Ce monument de la littérature est connu de tous. Il s’agit de la grande grève des mineurs survenue suite à une crise économique. Vont alors voir le jour des semaines de lutte entre les mineurs, les patrons et les soldats.

Ah, cette intrigue ! C’est une mise en avant magistrale de la meilleure révolte que pouvait proposer Zola. Sept parties qui montrent l’exploitation des ouvriers, la rage présente chez les personnages à l’égard des riches qui dominent encore et toujours, l’éternel espoir de voir les choses s’améliorer dans un futur lointain.

 « Mais enfin explique-moi… Quel est votre but ?

– Tout détruire… Plus de nations, plus de gouvernements, plus de propriété, plus de Dieu ni de culte.

– J’entends bien. Seulement, à quoi ça vous mène-t-il ?

– A la commune primitive et sans forme, à un monde nouveau, au recommencement de tout.

– Et les moyens d’exécution ? comment comptez-vous vous y prendre ?

– Par le feu, par le poison, par le poignard. Le brigand est le vrai héros, le vengeur populaire, le révolutionnaire en action, sans phrases puisées dans les livres. Il faut qu’un série d’effroyables attentats épouvantent les puissants et réveillent le peuple.»

Il est certes complexe d’évoquer tous les personnages, néanmoins je vais parler brièvement des trois personnages forts de ce roman. D’abord, Maheu, qui reflète la normalité à travers la folie de la révolution en marche. Il reste toujours très terre-à-terre, ce qui est aussi le cas de sa fille, Catherine, qui est la figure féminine de Germinal, certainement parce qu’elle est une battante fortement têtue qui est prête à tout pour s’en sortir. Elle est forte Catherine, tout comme Étienne. Ah Étienne… Il est l’un des héros, car oui, c’est ce qu’il est, un héros, les plus remarquables de la fresque des Rougon-Macquart. Il rêve d’un monde meilleur où l’égalité prime, où il n’y a plus de clivages entre les riches et les pauvres. Il est la source de la révolte.

« C’était quand même une confiance absolue, une foi religieuse, le don aveugle d’une population de croyants. Puisqu’on leur avait promis l’ère de la justice, ils étaient prêts à souffrir pour la conquête du bonheur universel. »

Zola, toujours Zola ! Je ne le dirai jamais assez à quel point il est lui aussi un héros qui bouillonne de talent. Je me suis, encore une fois, laissée embarquer par la force qui émane de ses mots tellement justes et par son génie sans limite.

Germinal est incontestablement une œuvre incroyable et profonde, un classique impérissable à lire encore et encore.

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2 réflexions au sujet de « Germinal »

  1. Ping : Bilan Avril 2016 | justinsunrise

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