Bye Bye Blondie

bye bye blondie

Titre : Bye Bye Blondie
Auteur : Virginie Despentes
Éditions : Grasset
Pages : 330

* Résumé de la quatrième de couverture :

Gloria a été internée dans son adolescence en hôpital psychiatrique. Contre toute attente, la punkette « prolo » y a rencontré Eric, un fils de bourgeois aussi infréquentable qu’elle : ils se sont aimés comme on s’aime à seize ans. Puis la vie, autant que les contraintes sociales, les a séparés. Vint ans après, Gloria traîne toujours ses humeurs au comptoir des bars, entre humour et désespoir. Et le jour où Eric, métamorphosé en vedette médiatique, croise son chemin par miracle, rien ne dit qu’elle est prête à changer. Comment éteindre une fureur qui vient de si loin ?

* Mon avis :

Aaaah Virginie Despentes ! J’ai été frappée par son écriture dans King Kong Théorie, mais j’ai toujours eu une petite appréhension à lire ses autres œuvres car ce n’est un secret pour personne : cette auteure est plus que directe dans sa façon d’écrire.

Ce livre raconte l’histoire de Gloria qui va tomber par hasard sur son amour de jeunesse : Eric. Contrairement aux belles histoires pleines de clichés que l’on peut imaginer concernant une histoire d’amour d’adolescente, celle de Gloria est bien plus forte pour la simple et bonne raison qu’au cours de son adolescence Gloria a été internée dans un hôpital psychiatrique et c’est dans ce même hôpital qu’elle a fait la connaissance d’Eric. Donc les retrouvailles entre les deux amants promettent d’être plus qu’explosives.

Gloria est le personnage féminin antipathique par excellence. Elle est absolument désagréable que ça soit avec elle-même ou avec les autres. Son adolescence s’est passée dans la débauche et la vie qu’elle a est celle que personne ne veut. Elle ne jure que par la drogue, l’alcool et le sexe sans trouver de sens à sa vie. Gloria est terriblement colérique (bien qu’à son stade on peut considérer que c’est plus que de la colère..) ce qui lui vaut son fameux passage dans l’hôpital psychiatrique car elle n’arrive pas à se contrôler. La vie d’Eric est tout autant plongée dans la débauche à une exception près : la famille. Eric appartient à une famille bourgeoise, il ne cache aucunement son argent bien au contraire, c’est un moyen pour lui de profiter pleinement de la vie. C’est ainsi que les deux personnages vont former un couple que l’on peut comparer à de la dynamite. A choisir entre les deux, je dirais que j’ai plus apprécié le personnage d’Eric pour sa sensibilité à l’égard de Gloria.

« Elle s’est sentie méchamment bête, une connasse de l’enfer. D’avoir attendu avec toute cette confiance. De s’être sentie aussi bien avec lui. D’y avoir cru, ne serait-ce qu’une seule seconde, imaginé que ça pouvait lui arriver, un joli truc, lumineux et pas compliqué. »

J’ai préféré la première partie du roman à la seconde. La première partie est centrée sur l’adolescence des deux personnages jusqu’à leur rencontre soudaine dans le présent, alors que la seconde partie du roman se déroule beaucoup plus vite : les excès de colère et les conflits s’enchaînent, les évènements défilent tellement vite qu’on n’a pas le temps de saisir ce qu’il se passe entre les protagonistes. Néanmoins, l’intrigue est intéressante puisqu’il est question d’une histoire d’amour certes, mais une histoire d’amour peu commune qui retrace le passé d’une vie punk que les personnages ont tenté d’oublier.

Encore une fois je suis conquise par la plume de Virginie Despentes. Son style est vraiment particulier parce qu’il est cru. L’auteure ne mâche pas ses mots et va directement à l’essentiel en usant à loisir du langage familier ce qui peut étonner à la première lecture. Le lecteur est d’abord chamboulé par les mots avant de l’être par l’histoire parce qu’ils frappent là où ça fait mal.

« Les mots s’enfonçaient, larges tranches de verre, vidés de sens mais surchargés de leur pouvoir hostile. »

Ce livre laisse un goût amer dans la bouche mais dans le bon sens du terme. C’est un livre qu’on ne peut oublier parce qu’il est à la fois violent et beau avec des mots perçants. A lire !

* Ma note :
9/10

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