La Septième Fonction du langage

La septième fonction du langage

Titre : La Septième Fonction du langage
Auteur : Laurent Binet
Éditions : Grasset
Pages : 495

* Résumé de la quatrième de couverture :

« A Bologne, il couche avec Bianca dans un amphithéâtre du XVIIe et il échappe à un attentat à la bombe. Ici, il manque de se faire poignarder dans une bibliothèque de nuit par un philosophe du langage et il assiste à une scène de levrette plus ou moins mythologique sur une photocopieuse. Il a rencontré Giscard à l’Élysée, a croisé Foucault dans un sauna gay, a participé à une poursuite en voiture à l’issue de laquelle il a été victime d’une tentative d’assassinat, a vu un homme en tuer un autre avec un parapluie empoisonné, a découvert une société secrète où on coupe les doigts des perdants, a traversé l’Atlantique pour récupérer un mystérieux document. Il a vécu en quelques mois plus d’événements extraordinaires qu’il aurait pensé en vivre durant toute son existence. Simon sait reconnaître du romanesque quand il en rencontre. Il repense aux surnuméraires d’Umberto Eco. Il tire sur le joint. »
Le point de départ de ce roman est la mort de Roland Barthes, renversé par une camionnette le 25 février 1980. L’hypothèse est qu’il s’agit d’un assassinat. Dans les milieux intellectuels et politiques de l’époque, tout le monde est suspect.

* Mon avis :

Quand j’ai appris l’existence de ce livre j’ai su qu’il fallait que je le lise, sans pour autant connaitre l’auteur, Laurent Binet, mais bon, le livre semblait évoquer Barthes avec tout un panaché d’auteurs, d’hommes politiques et de linguistes. A ma plus grande joie, on m’a gentiment prêté ce livre. (big up à toi O.) Et c’est ainsi que j’en viens à la chronique en essayant de vous parler de ce chef-d’œuvre.

Roland Barthes est un critique littéraire et sémiologue du XXe siècle qui est mort assassiné. Le commissaire Bayard va se charger de cette enquête et va être secondé par Simon Herzog, un jeune professeur à l’université. Nos deux héros vont voir leur vie changer suite à cette enquête qui va les mener dans diverses villes et pays où ils vont rencontrer un grand nombre d’intellectuels et de politiques de milieux différents. La seule question qui demeure tout au long du livre est : qu’est-ce que la septième fonction du langage en sachant qu’il en existe uniquement six ?

Mais quelle intrigue ! Elle est à la fois complexe et évidente. Il est vrai que ce livre peut sembler un peu difficile pour ceux qui n’ont pas forcément une approche linguistique (merci à mes deux années de cours de linguistique !) car il y a de longs passages traitant de ce domaine qui sont d’ailleurs très intéressants. Cependant, tout est bien détaillé et permet la bonne compréhension des thèmes abordés. Le Logos Club est certainement l’un de mes passages préférés de ce roman pour sa grandiosité, mais ça, je vous laisse le découvrir par vous-mêmes.

Le couple Bayard-Simon est impressionnant car ils sont à l’opposé l’un de l’autre. J’ai adoré le côté bourru de Bayard, tout comme j’ai adoré l’innocence de Simon. Leurs différences permettent la complétude de ces deux personnages. Quel plaisir de tomber sur les autres personnages qui sont Umberto Eco, Michel Foucault, Giscard, Mitterrand, BHL, Jakobson ou encore Cixous, et j’en passe ! Est-ce l’idée du siècle de mettre en scène tous ces intellectuels ? Incontestablement oui !

Je ne connaissais absolument pas Laurent Binet ni sa plume. Je suis restée bouche bée (littéralement) à plusieurs reprises. L’auteur alterne la narration basique avec des explications très axées sur la linguistique et il présente des situations tragiques avec humour. Laurent Binet est le Dan Brown français. J’ai eu cette terrible et délicieuse impression de relire le fameux Da Vinci Code car Laurent Binet dévoile son enquête en prenant des pincettes. Il joue de façon grinçante avec la personnalité des intellectuels présents dans ce livre. J’ai à peine eu le temps de fermer ce livre que j’ai commencé à vouer un culte à M. Binet.

Ce livre est un livre qualifié d’intelligent, pour toute la culture qu’il renferme. Je suis impressionnée par le travail de l’auteur sur la narration mais surtout pour la richesse culturelle qu’il apporte. Comme je l’ai dit plus haut : ce livre est un chef-d’œuvre ! (à lire absolument)

* Ma note :
10/10

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