La première chose qu’on regarde

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Titre : La première chose qu’on regarde
Auteur : Grégoire Delacourt
Éditions : JC Lattès
Pages : 264

* Résumé de la quatrième de couverture :

Le 15 septembre 2010, Arthur Dreyfuss, vêtu de son caleçon fétiche, regarde un épisode des Soprano quand on frappe à sa porte. Il ouvre.
Scarlett Johansson.
Il a vingt ans, il est garagiste. Elle a vingt-six ans, et quelque chose de cassé.

* Mon avis :

Je connaissais Grégoire Delacourt avec La Liste de mes envies, qui est une lecture légère, ce qui est également le cas avec La première chose qu’on regarde cependant j’ai plus aimé ce livre jusqu’à le considérer comme étant une très bonne lecture, contrairement à tous les avis négatifs que j’ai pu lire à son sujet.

Le 15 septembre devait être un jour banal pour Arthur Dreyfuss, un jour comme les autres jusqu’au moment où Scarlett Johansson se trouve à sa porte. Arthur sait que sa vie va définitivement changer suite à cette visite.

C’est sur un ton tout aussi léger que dans La Liste de mes envies que Grégoire Delacourt présente une histoire d’amour peu commune entre deux personnes l’une est une célébrité, l’autre un parfait inconnu. Certes l’intrigue n’a finalement rien d’excitant si on considère qu’au début du roman nous avons autant l’impression de rêver qu’Arthur et qu’au final on se rend compte que l’auteur nous a mené en bateau, mais c’est justement la banalité du sujet qui fait le charme de ce livre.

Arthur a vingt ans et pourtant une certaine maturité se dégage de lui. J’ai beaucoup aimé ce personnage dont le quotidien ne cesse de basculer. Et puis le personnage de Scarlett ! Well done Grégoire ! On a le droit à toute la biographie de Scarlett mais ce n’est pas gênant, au contraire, c’est plutôt risible. Ce personnage, qui n’est finalement pas celui qu’on croit, a ce côté brisé qui le rend intéressant et étonnant.

Je pense que ce livre est souvent pris au premier degrés alors qu’il y a plein d’ironie derrière cette histoire d’amour caractérisée culcul la praline. Oui j’ai souri en lisant certains passages et oui je suis restée bouche bée durant les vingt dernières pages du roman. Je ne m’attendais pas à une fin comme celle-ci et une nouvelle fois Grégoire Delacourt m’a étonnée par les fins surprenantes de ses romans. Le style de l’auteur est loin d’être celui de la grande littérature, au contraire, il est simple. Néanmoins, l’auteur glisse des petites touches d’humour, il fait en sorte de créer des émotions chez le lecteur pour donner un peu plus de profondeur au texte. Le thème majeur de ce livre reste celui des apparences, que nous côtoyons au quotidien et qui semble terriblement réel à la lecture. C’est cela que j’ai le plus apprécié dans cette œuvre.

On conseille souvent de ne pas lire ce livre ou de ne pas commencer la lecture d’un livre de Delacourt par celui-ci. Certes je vous conseille d’abord La Liste de mes envies pour vous familiariser avec le style de l’auteur, mais je vous conseille également La première chose qu’on regarde pour le côté décalé de l’œuvre qui permet de passer un bon moment.

* Ma note :
8/10

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6 réflexions au sujet de « La première chose qu’on regarde »

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