Tu verras

Tu verras

Titre : Tu verras
Auteur : Nicolas Fargues
Éditons : Folio
Pages : 189

* Résumé de la quatrième de couverture :

Mon père me criait de remonter mon jean au-dessus de mes fesses, de cesser d’écouter des chansons vulgaires sur mon iPod, de rapprocher mes coudes à table et de ne pas faire la tête chaque fois qu’il voulait m’emmener au musée. Il ajoutait toujours : « Plus tard, tu comprendras que c’est pour ton bien que je te disais ça, tu verras. »

* Mon avis :

Trouvé dans ma bouquinerie officielle il y a quelques mois, je ne connaissais pas ce livre et en lisant le résumé je me suis dit que l’histoire pouvait être bien. Je m’attendais à une histoire racontée par un adolescent ou un jeune adulte qui se remémore son adolescence avec un père qui lui dictait comment bien se conduire. Mais je me suis trompée et je dois dire que je ne sais quoi penser de ce livre.

L’histoire est raconté par un père divorcé (Colin) qui élevait plus ou moins seul son fils de douze ans. Alors que le fils, Clément, est en pleine crise d’adolescence, qu’il se recherche, qu’il essaye de se faire une place parmi ses camarades de classe en se plongeant dans la mode « rap » des banlieues, tout bascule soudainement et Clément meurt. Au début j’ai été assez surprise de la façon dont le roman débute. J’ai été de suite intéressée puis après quelques pages je trouvais que c’était flou, l’histoire ne semblait plus avoir de fil conducteur, tout était mélangé, mais surgit alors une découverte, peut-être la plus importance, celle où on comprend plus ou moins la façon dont est mort Clément, le comment du pourquoi. Mais bien vite mon intérêt est retombé. Donc mon engouement pour ce livre était équivalent à des montagnes russes.

Le thème principal et flagrant de ce roman est le deuil, dans ce cas il s’agit de celui d’un père qui a perdu son fils et qui finalement n’a plus rien. Colin est dans l’incapacité de faire son deuil, ce qui est, je pense, normal quand on perd son enfant. Il fait à de nombreuses reprises des rapprochements entre son expérience avec son propre père et l’éducation qu’il a reçu avec l’éducation qu’il a donné à son fils. Heureusement que Ghislaine était là ! C’est un personnage étonnant. Je l’ai trouvé relativement patiente et attentionnée à l’égard de Colin qui ne semble plus pouvoir éprouver quoique ce soit.
Ce qui m’a plus ou moins dérangé dans ce livre est la maturité de Clément. Il n’a que douze ans mais pourtant on dirait qu’il en a quinze ou seize et j’ai trouvé cela un peu excessive vis-à-vis de certaines réactions qu’il a eu. Le voyage que fait Colin reste un profond mystère pour moi, je ne vois vraiment pas l’intérêt si ce n’est peut-être le fait de « changer d’air ». J’ai été déçue de la fin, finalement on ne sait pas si le père va mieux, si il pourra aller mieux. En fermant le livre j’avais l’impression de revenir au début.

Je n’ai pas été séduite par ce livre, mon avis est mitigé puisque l’histoire est touchante, on ne peut rester insensible face à la tragédie touchant Colin, mais certains points me semblent incorrects.

* Ma note :
6/10

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4 réflexions au sujet de « Tu verras »

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