Sténopé

SténopéTitre : Sténopé
Auteur : Julien Roturier
Éditions : Luciférines
Pages : 173

* Quatrième de couverture :

Un homme rêve chaque nuit de sa mort, un groupe d’enfants se lance dans une chasse au trésor dans une forêt où rôdent d’inquiétants esprits ancestraux, le patient d’un psychiatre déclare voler la peau des gens, d’étranges créatures viennent des étoiles pour juger l’espère humaine, une montre à gousset cassée bat la mesure du temps de plus en plus fort et un adolescent se consume d’amour pour une guerrière virtuelle.
Les onze nouvelles de Sténopé rencontrent des personnages torturées par de curieuses malédictions, victimes de forces surnaturelles ou de leurs désirs les plus sauvages, souvent sanglants. Allant en France ou aux États-Unis, Julien Roturier fait voyager son lecteur, explore XXe et XXIe siècles pour varier les ambiances, en gardant une ligne résolument horrifique.
Un recueil fantastique très contemporain qui met en scène la folie, la cruauté et les passions meurtrières avant autant d’humour noir que de violence.

* Mon avis :

Je tiens à remercier les éditions Luciférines pour ce partenariat, qui est le premier pour ma part et j’en suis ravie. Avant de débuter cette chronique je voudrais qu’on s’arrête quelques instants sur la couverture du livre qui est vraiment belle. Elle est travaillée, les couleurs sont superbes, elle est sombre, mystérieuse et s’accorde parfaitement avec les petites illustrations se trouvant à l’intérieur du livre (chaque début de chapitre).

Ce livre est un recueil de onze nouvelles qui rassemblent des cauchemars, des meurtres, du sang, du mystère. Bref, un univers assez sombre et fantastique, pour faire simple j’ai bien aimé. La peur et l’horreur priment dans ces cauchemars les uns plus tordus que les autres. Toutes ces nouvelles ont un petit quelque chose qui fait qu’on est attiré par elles, elles ont cette attraction qui nous empêche de fermer le livre.
Une certaine richesse ce dégage dans ces nouvelles, autant au niveau de l’intrigue que dans l’écriture. Il y a environ cinq nouvelles que j’ai plus aimé que les autres. La première, celle qui arrive number one est incontestablement « L’Hôte e(s)t l’Invité » ; elle est terriblement prenante, le narrateur parle à la première personne du singulier ce qui incite le lecteur a être happé dans le texte. Ensuite, « Au n°22 » m’a également perturbée. Une nouvelle très courte mais efficace puisqu’il s’agit d’une maison qui raconte les meurtres qui ont eu lieu dans la demeure. « Le Rêveur » est la plus représentative au niveau du rêve, ou plutôt du cauchemar. Encore une nouvelle sombre et perturbante même si on comprend de suite le comment du pourquoi elle n’en reste pas moins magistrale jusqu’au dernier mot. « L’Amorphe » est certainement celle qui m’a le plus fait sourire (pardon ? moi sadique ? noon !), je trouve que c’est dans celle-ci que l’on retrouve un profond humour noir, j’ai adoré. « On chasse en bord de Seille » m’a fait penser aux Dix petits nègres d’Agatha Christie avec des enfants (beaucoup moins nombreux évidemment). Je mets « Double jeu » et « Dialogue avec Étoile » dans le même panier. L’enfant/l’adolescent est le «  »héros » », il pense faire le bien alors qu’il s’agit du contraire. (Ah oui, finalement j’ai aimé beaucoup de nouvelles et non pas que cinq…).
Pour ce qui est de la plume de l’auteur elle a ce qu’il lui faut : fluidité et simplicité. Julien Roturier sait jouer avec les mots et manie l’humour noir (et sanglant) à merveille. Il varie la longueur des nouvelles, fait en sorte que plusieurs émotions émergent chez le lecteur.

Ce fut une bonne lecture, j’ai été très satisfaite de cette découverte non seulement pour l’auteur mais aussi pour les éditions Luciférines que, je dois avouer, ne connaissais pas. Comme je l’ai dit un petit peu plus haut, l’univers présent est fascinant, sombre, terrifiant, mystérieux, et j’en passe. J’appréhendais quelque peu puisqu’il s’agit de nouvelles et qu’il m’arrive d’avoir un peu de mal avec ce genre, mais finalement je ne suis pas déçue et qui sait, peut-être que je suis réconciliée avec les nouvelles ?

* Ma note :
7.5/10

Publicités

Une réflexion au sujet de « Sténopé »

  1. Ping : C’est lundi, que lisez-vous ? #3 | justinsunrise

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s