Le Terroriste noir

Le Terroriste noir

Titre : Le Terroriste noir
Auteur : Tierno Monénembo
Éditions : Points (du Seuil)
Pages : 215

* Résumé de la quatrième de couverture :

La guerre, Monsieur, a si bien mis tout sens dessus dessous qu’un tirailleur nègre agonisait à nos portes ! Être Noir et soldat, croyez-moi, c’est être mal vu des Français et chassé par l’occupant. Mais Addi Bâ, si fier, si poli, a fait sensation au village – surtout auprès des femmes. Les ennuis sont venus quand il a pris le maquis. Les Boches ont alors traqué sans relâche le fameux « terroriste noir »…

* Mon avis :

Je ne sais pas si mon avis va être constructif. Je ne connaissais pas l’existence de ce livre jusqu’à ce qu’on me demande de le lire pour mes cours. Clairement, on se prend une claque en refermant ce livre.

Je vais d’abord vous parler de la citation au début du livre : « On fleurit les tombes, on réchauffe le Soldat inconnu, Vous, mes frères obscurs, personne ne vous nomme. » Léopold Sédar Senghor. Cette citation veut dire beaucoup et on s’en rend compte une fois que le livre est fermé. C’est vrai, dans le fond, dans l’Histoire avec un grand H, les tirailleurs, pourquoi on en parle pas ? On parle des collaborateurs, des résistants, les pieds noirs, mais les tirailleurs ? Ils sont beaucoup moins évoqués, d’ailleurs je crois que je n’en avais jamais entendu parlé ou très vaguement.

Les mots de Tierno Monénembo sont forts. On vit l’évènement avec eux. J’ai beaucoup aimé la forme du texte en lui même : plusieurs parties (non numérotées), que des paragraphes. Ces paragraphes ont un côté stressant dans le sens où l’on a peur de connaitre la fin de l’histoire d’Addi Bâ, car oui, on sait dès le début comment cela va se terminer. Le fait d’entremêler la Seconde Guerre Mondiale, l’histoire de Germaine, celle d’Addi Bâ rend la lecture plaisante et enlève le côté « tragique ». La plume de l’auteur n’est pas complexe, tout est parfaitement compréhensible, on peut même retrouver un peu d’humour.

On arrive au moment où je dois parler du personnage – THE personnage. Le problème est que je ne sais comment parler de lui. Addi Bâ était un grand homme, comme beaucoup d’autres durant cette guerre. « L’ennemi, c’est la mort, le seul auquel il vaille la peine de se mesurer ! » Cette phrase m’a marquée, pas dans le sens où la mort est considérée comme étant un ennemi imbattable, mais dans le sens où la mort n’était rien après ce qu’a vécu Addi Bâ.

Tierno Monénembo n’a pas réécrit l’histoire d’Addi Bâ, il n’a pas raconté la guerre d’une autre façon. Il a écrit l’histoire d’un homme, qui est l’histoire d’un grand nombre d’hommes. Alors merci à vous Monsieur Monénembo.
* Ma note :
8.5/10

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